« A la suite, notamment, d’une panne du système dit « Kheops » visant à identifier les personnes suspectées de terrorisme franchissant nos frontières, trois individus, soupçonnés d’activités terroristes, fichés comme tels, et revenant de Syrie, ont pu pénétrer en France sans le moindre contrôle. Même si les suspects se sont mis, depuis, à la disposition de la justice, ce dysfonctionnement est d’autant plus dommageable que le cabinet du ministre de l’intérieur, qui s’était engagé il y a quelques jours à peine à prendre « 100% » de précautions contre le risque d’attentats djihadistes », a communiqué sur l’arrestation des suspects, alors même que ceux-ci entraient en France sans être interpellés.
Devant cette situation inacceptable, je me suis associé à mon collègue Pierre Lellouche pour demander la création d’une Commission d’enquête parlementaire visant à faire la lumière sur l’état de nos systèmes de contrôle anti-djihadistes, et notamment sur le fonctionnement du système de fichage Kheops dans la police, la gendarmerie et la police des frontières.
Cette Commission d’enquête aura également pour objet de faire le point sur la coopération policière en Europe à l’intérieur et à l’extérieur de l’espace Schengen, mais également avec les pays clés non membres de l’Union, comme la Turquie.