CRISE AU PROCHE ORIENT : L’INSUPPORTABLE VALSE DE FRANCOIS HOLLANDE.

Alors qu’une trêve vient d’être déclarée après 28 jours de conflit, on ne peut que déplorer une fois encore l’amateurisme inacceptable dont a fait preuve le Président de la République et la dangerosité de ses réactions hâtives, dans une matière qui ne supporte pas l’approximation.

Depuis que les violences ont repris au Proche Orient, le Chef de l’Etat a successivement soutenu le gouvernement israélien, puis le peuple palestinien, donnant l'impression de se laisser dicter sa position au fil des événements sur le terrain. Et ce en parfaite contradiction avec la position d'équilibre traditionnellement suivie par la diplomatie française.



Dans son premier communiqué, le chef de l'État a officiellement pris parti, en exprimant «la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza» et en condamnant «fermement ces agressions», considérant qu’il appartenait « au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces».

Une phrase de trop, qui a immédiatement été analysée comme une véritable carte blanche donnée au gouvernement israélien, tandis que des civils, des enfants, des femmes et des hommes mourraient par dizaines.

Puis, c’est le revirement.

Les raids du Hamas s'intensifiant et le bilan s'alourdissant d'heure en heure sur le terrain, c'est à l'issue d’une journée particulièrement meurtrière que François Hollande appelle le président de l'Autorité palestinienne.

Il en profite pour rectifier sa position officielle, en témoignant de «son inquiétude concernant la situation à Gaza» et en déplorant «que les opérations militaires en cours aient déjà fait de nombreuses victimes palestiniennes». «La sécurité de toutes les populations civiles - et non plus la seule protection des Israéliens doit être assurée et l'escalade doit cesser ».

Enfin, interrogés ce dimanche, le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères sont revenus à une position d'équilibre, condamnant, «les tirs de roquettes qui se sont produits de la part du Hamas sur la population civile israélienne». Tout en demandant «à Israël de faire preuve de mesure dans sa riposte, de respecter le droit international et de faire en sorte que les victimes civiles soient épargnées».

On ne peut que regretter des positions changeantes, versatiles et inadaptées, alors que les voix du Général De Gaulle, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy ont toujours porté des valeurs de paix et de respects mutuels des Hommes.

Au-delà de la crédibilité de la France une fois encore écornée, ce sont bien des vies qui ont été en jeu.