Monsieur le Recteur vient de rendre sa décision définitive dans le cadre de l’application de la Réforme des Rythmes Scolaires, annonçant qu’il refuse que la Ville de Beaune mette en œuvre le dispositif d’expérimentation qu’elle a sollicité, alors que ce type de projet a été accepté dans bien d’autres villes, y compris en Côte d’Or.
La réforme des rythmes scolaires a mobilisé depuis la publication du décret PEILLON en janvier 2013 l’ensemble des élus des Communes membres de la Communauté d’Agglomération Beaune Côte et Sud, en leur double qualité de Maires, en charge des écoles et de conseillers communautaires, puisque l’EPCI exerce les compétences périscolaires (dont la restauration) et extrascolaires, d’une part, transports scolaires, d’autre part.
A l’issue des élections municipales et communautaires de mars dernier, ils ont repris leurs travaux, adoptant à une très large majorité par délibération du 26 mai une proposition d’expérimentation expressément prévue par le décret HAMON avec l’organisation d’une prestation péri-éducative sur 3 heures, un après-midi par semaine, les mardi, jeudi ou vendredi.
En effet, soucieux de l’intérêt de l’enfant, il a semblé essentiel aux élus de réfléchir à un dispositif qui permettait de proposer aux élèves des activités de qualité. Les associations et clubs sportifs partenaires nous ayant fait part de leur retour d’expérience sur la difficulté de mettre en œuvre des activités dans le cadre de séquences de trois quarts d’heure, une plage de 3 heures a été retenue. Le choix restant libre sur l’après midi choisie pour la mettre en application (mardi, jeudi ou vendredi).
De plus, au regard des contraintes organisationnelles liées aux transports scolaires, à la recherche de locaux disponibles et au recrutement d’animateurs, cette expérimentation était la solution qui permettait à la Communauté d’Agglomération Beaune Côte et Sud d’assumer ses compétences.
L’Etat n’en n’a pas tenu compte.
En effet, aujourd’hui, le Recteur confirme qu’il juge que placer des enfants en garderie est un meilleur projet pédagogique et d’épanouissement des élèves, que celui d’offrir 3 heures d’activités péri-éducatives en collaboration avec des agents de qualité et en lien avec les associations locales, comme nous l’imaginions.
Nous déplorons vivement cette issue, tout comme nous déplorons le mépris dont ont fait l’objet les parents d’élèves, les enseignants, les élus de la République que nous sommes, mais surtout des enfants dont l’intérêt ici n’est absolument plus préservé.