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Après 7 semaines de mandat, le Président de la République commence doucement à être démasqué.

À passer son temps à critiquer, de manière complètement outrancière, le précédent Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait pourtant gouverné intelligemment notre pays, en prenant un nombre important de mesures capitales, François Hollande s'engageait, en quelque sorte, à gouverner et agir différemment, respectant en cela son slogan démagogique "Le changement c'est maintenant".

En guise de changement, que constate-t-on ? Essentiellement que les promesses du candidat n'ont pas été tenues.

Rappelon- nous, tout d'abord, que, pendant sa campagne, il avait annoncé qu'il allait réduire le nombre de ministres. Or, il y a plus de ministres dans le Gouvernement actuel que dans les précédents lorsque François Fillon en était le Premier Ministre. L’ancien salaire du Président et de ses ministres s’élevait, au total, à 347 958€ par mois (!!!). Le nouveau gouvernement coûtera maintenant 473 620€ / mois.

Une autre de ses promesses de campagne ne sera pas tenue. En effet, plusieurs responsables socialistes ont assuré que le Gouvernement ne bloquerait pas les prix de l'essence. Et ceci tant que les tarifs arrêteront d'augmenter. Pour rappel, le candidat socialiste à l'élection présidentielle s'était prononcé pour un « blocage temporaire du prix de l'essence » s'il était élu.

Autre thème, où la réalité des faits s'impose à la démagogie de François Hollande, c'est le pacte budgétaire européen. Le Président français avait annoncé qu'il serait "renégocié" ou "complété" par des mesures censées doper la croissance. Le président élu se heurte au "non" catégorique de la chancelière allemande Angela Merkel sur ce point. Position partagée par le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso, précisant qu'il n'y aurait, bien évidemment, pas de renégociation du pacte de discipline budgétaire.

On se heurte, ici, de plein fouet à la démagogie du Président Hollande qui feint de croire, pour satisfaire une couche de son électorat, qu'un traité, qui a été signé, en mars dernier, par 25 pays de l'UE, peut être renégocié d'un "coup de baguette magique". Sur la forme, d'abord, cela est compliqué, mais, surtout, sur le fond, les représentants européens ne le souhaitent, simplement pas. Ils ont signé un traité qui les engage, rien n'a été fait à la légère. Récemment encore, un membre du directoire de la Banque centrale européenne, a également affirmé que la France devait appliquer le pacte "tel quel".

Enfin, la hausse du SMIC. Le ministre du Travail et de l'Emploi, Michel Sapin, a confirmé une progression de 2% qui -avec un taux d'inflation de 1,4%- sera réduite à 0,6%, soit une hausse d'une vingtaine d'euros nets par mois.

Cette hausse donne lieu, pour le moment, à une multitude de commentaires déçus. Même du côté de la gauche de la gauche, on n'hésite pas à la critiquer. Le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, juge ainsi ce coup de pouce dérisoire, Même son de cloche chez les syndicats. Pour l'un d'entre eux, une hausse de 2% du SMIC constitue le " premier faux pas " du Gouvernement.

De manière plus raisonnable, on peut simplement noter qu'en donnant un coup de pouce au SMIC, le Gouvernement risque de créer du chômage, parce que les petites entreprises ne pourront pas suivre et risquent, pour certaines, de disparaître.

Enfin, la revalorisation du SMIC risque de se traduire par la destruction de plusieurs dizaines de milliers d'emplois parmi les moins qualifiés.

Cette annonce est, en fin de compte, une fausse bonne décision. Augmenter le SMIC va pénaliser les entreprises et donc l'emploi.