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La Convention Internationale des droits de l’enfant prévoit dans son article 7-1 que l’enfant a, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. Ce droit est clairement incompatible avec le fait de programmer délibérément de priver l’enfant d’une partie de sa filiation biologique, surtout si c’est pour lui attribuer ensuite une filiation incohérente. Notre Code Civil garantit aujourd’hui à tous, une filiation crédible, vraisemblable. Ce principe est énoncé dans le texte que la Loi présentée par le Gouvernement veut bouleverser. Il est encore aujourd’hui précisé qu’un enfant ne peut avoir à la fois qu’un seul père et qu’une seule mère. Si un homme veut reconnaître un enfant qui a déjà un père légal, il doit d’abord contester la paternité existante avant de pouvoir établir la sienne. C’est un principe essentiel du droit de la filiation, sur lequel la Cour de Cassation s’est fondée pour refuser la reconnaissance en France d’une adoption d’un enfant par deux hommes prononcée à l’étranger, car reconnaître cette adoption aurait conduit à inscrire l’enfant comme né de deux hommes, ce qui serait pour le moins singulier. Un enfant adopté par deux hommes ou deux femmes serait ainsi accompagné d’adultes référents, mais privé de parents au sens propre du terme. En fabriquant des enfants adoptables, on est bien loin de donner de l’amour à un enfant abandonné … Ce projet ouvre en fait la porte à des enfants sans père, ce « droit au mariage » entraîne donc la perte du droit de l’enfant.