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« A quelques jours des élections européennes, je veux redire combien l’avenir de notre pays se situe en Europe. Certes imparfaite sur bien des points, l’Europe a permis la stabilité et la paix sur notre continent depuis près de 70 ans. Ne l’oublions jamais.

La situation économique difficile serait pire encore sans l’Europe. Les impôts seraient illimités, la dépense publique incontrôlable et les déficits généralisés. Ensuite, comme le dit très bien l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, évidemment, nous devons améliorer de nombreux points et envisager l’Europe autrement. C’est vrai qu’il faut d’abord renforcer la solidité économique de notre continent et ne pas hésiter à se joindre à nos alliés les plus solides et les plus influents. Nous devons montrer que nous sommes une puissance économique capable de rivaliser avec les plus grandes puissances qui avancent à une vitesse considérable comme la Chine ou la Russie.

Le couple franco-allemand doit clairement assurer le leadership de la zone euro et reprendre la main sur de nombreuses prérogatives laissées à l’Union européenne et sur lesquelles les Etats doivent reprendre la main. Ils doivent, par exemple, initier l’émergence d’une nouvelle politique de la sécurité.

Il faut que tous les pays envisagent et pratiquent le contrôle des frontières de la même manière : si nos frontières extérieures ne sont pas solides, comment ne pas être tenté de renforcer nos frontières intérieures ?

La commission européenne peut paraître omnipotente et déconnectée de la réalité. Pourquoi ne pas laisser le seul pouvoir législatif aux députés européens qui sont là pour cela et dont beaucoup d’européens se demandent, à raison, à quoi ils servent. Cela redonnera, par ailleurs, un sens aux élections européennes dont je crains que l’abstention ne soit le vainqueur de dimanche. Il faut, au contraire, se mobiliser et ne pas sombrer dans le fatalisme. Une Europe plus forte est la garante de notre stabilité. »