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Je suis intervenu de toute urgence auprès du Ministre de l'Intérieur, Manuel VALLS, pour lui faire part de ma très vive inquiétude à la suite des propos qu'il a tenus lundi à Chartres où il n'a pas exclu des réorganisations ou des fermetures de sous-préfectures, et notamment celle de Beaune et de Montbard.

Vous trouverez mon courrier ci-dessous.

" __Monsieur le Ministre,

Lors de votre récent déplacement à Chartres, ce lundi 9 Juillet, vous avez évoqué la possible fermeture de certaines sous-préfectures.

Nous, élus de zones rurales, sommes particulièrement inquiets pour la cohérence de nos territoires pour lesquels le maintien des services publics est une nécessité absolue.

Il est primordial, et vous le savez bien, de parvenir à un équilibre, "une cohérence territoriale et sociale", comme vous l'avez-vous-même précisé. Dans ces conditions, le rôle des sous-préfectures est hautement symbolique de la volonté de maintenir un tissu social dans nos régions.

Le Sous-Préfet représente le Préfet, donc l'Etat, Il est en charge de l'administration générale. Il concourt au maintien de la sécurité et de l'ordre public et veille à la protection des populations. Relais indispensable du Préfet dans les villes moyennes, il est au plus près des préoccupations quotidiennes des citoyens. Il informe le Préfet de tous les faits qui se déroulent dans sa zone de compétence dans les domaines économique, politique et social. Il est le garant du respect des règles administratives dont il organise et supervise le contrôle tout en apportant aux collectivités territoriales les conseils appropriés.

Comme le Préfet, le Sous-Préfet coordonne dans son arrondissement la mise en œuvre des actions de l'Etat et participe au développement local de celui-ci. Il garantit le maintien de l'ordre et la cohésion sociale tout en recherchant avec ses partenaires locaux le consensus adapté à chaque situation.

A Beaune, nous en ressentons son utilité au quotidien.

Aussi, quelques semaines après des promesses du Gouvernement d’une « prise en compte plus juste des territoires », je vous demande solennellement, en tant que député de l’un de ces territoires, de ne pas renier ces engagements.

Vous prendriez, sinon, le risque d'une remise en cause de l'indispensable représentation des territoires ruraux et de la création, de fait, d'une France à plusieurs vitesses avec des agglomérations toujours plus nombreuses et "puissantes" et des campagnes abandonnées par l’Etat.

J'ose espérer que cette possible réorganisation de notre territoire ne traduit pas des arrières-pensées électoralistes qui seraient une bien mauvaise image de la mise en place de votre politique.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de bien vouloir consulter les élus que nous sommes avant toute décision intempestive.

Dans cette perspective, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à ma haute considération'__'."