Le Débat n’est pas celui de la sécurisation de la Vente des vins des Hospices Civils de BEAUNE dans le cadre de la sécurité intérieure et de la lutte contre le terrorisme, mais de la demande nouvelle de Monsieur le Préfet de la Côte d’Or, relative à l’anniversaire du mouvement des gilets jaunes.

Ce dernier a en effet adressé une correspondance au Maire de Beaune lui demandant pour ce motif, que le contribuable local se substitue au devoir d’Etat, qui est celui du maintien de l’ordre lorsque des manifestations liées à la politique Gouvernementale peuvent intervenir.

C’est bien au service de l’Etat, d’assurer dans ces conditions la sécurité des citoyens, à travers les forces dont il a la disposition. Le Maire de Beaune entend rappeler que la sécurité liée à des actes terroristes doit bien sûr être partagée, ce qui n’a jamais été contesté et qui a fait l’objet de nombreuses réunions (les dernières en date du 6 août et du 17 septembre), la ville ayant toujours répondu présent.

Elle met à cet égard, en œuvre toutes ses forces de police municipale, ses équipements et investissements en matière de matériels de sécurité et de vidéo-protection, l’engagement de vigiles privés, qui cependant n’ont rien à voir avec des forces de police, puisque n’ayant pas les mêmes missions, ni les mêmes moyens coercitifs face à des actes violents.

Il convient de rappeler d’autre part que la Vente des Vins des Hospices de Beaune n’est pas une manifestation municipale, mais une des plus vieilles ventes de charité du monde, que c’est l’Hôpital de Beaune qui en est l’organisateur et que c’est le résultat de cette vente qui permet encore à la ville d’avoir un Hôpital, puisque l’Etat contrairement à l’ensemble des autres centres hospitaliers, ne participe nullement à ses investissements.

Monsieur le Préfet devrait en être conscient. Il s’agit de la seule manifestation de ce genre et de cette importance internationale dans l’ensemble de la Région Bourgogne-Franche-Comté.

La proposition de la Préfecture de la repousser, voire de l’annuler, à défaut de l’embauche d’agents de sécurité privés supplémentaires, aux frais de l’Hôpital, est bien sûr extravagante, la vente des vins n’ayant été annulée ou repoussée que pendant les périodes de guerre entre 1914 - 1918 et 1939 - 1945.

La Ville de Beaune espère que les manifestations des gilets jaunes ne sont pas assimilées par l’Etat à ces circonstances dramatiques et que son représentant dans le Département pourra organiser dans les tout prochains jours une réunion de concertation pour mettre fin à ce débat hors de proportion et pour le moins totalement mal à propos, s’agissant d’une œuvre de charité.