« Il restera de toi, de ton jardin secret, une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée. Ce que tu as donné, en d'autres fleurira » écrivait Simone Weil.

Le deuil d’un enfant est la chose la plus difficile qu’un être humain puisse vivre et c’est pourtant ce que doivent traverser aujourd’hui Laurence et Anthony. Comme tous, j’ai appris le tragique accident de la route qui a emporté Elsa, leur fille aînée, dimanche au petit matin, avec une particulière émotion. Elle avait 22 ans et la vie devant elle. Elle était magnifique et pétillante. Elle était le rayon de soleil de son père, la grande sœur adorée de ses frères et sœurs, et la fille aimante de sa mère. Elsa, c’était aussi cette jeune femme sérieuse pleine d’avenir, qui travaillait déjà après une formation à la Maison Familiale d’Agencourt, qui aimait s’amuser, danser et que tout le monde appréciait. Aujourd’hui, nous ne pouvons qu’évoquer son souvenir, qu’imaginer l’immense vide qu’elle va laisser pour tous ses proches, sa famille, ses amis. Aujourd’hui, nous ne pouvons que remercier Elsa pour ce qu’elle fut, une personne attentionnée, généreuse et gentille. Aujourd’hui, nous ne pouvons que partager leur chagrin immense, leur sentiment d’injustice face à l’innommable. J’adresse à chacun mes pensées les plus sincères en ces instants si difficiles qu’ils vont devoir affronter et dont on ne se remet jamais réellement.