Cette nuit, Jean d’Ormesson, souvent présenté comme le plus grand écrivain français contemporain, nous a quittés à l’aube de ses 92 ans.

Ce grand académicien au sourire malicieux et au regard éternellement bleu, était brillant.

Il incarnait l’esprit français, le siècle des lumières et pratiquait à merveille cet art en voie de disparition, qu’est celui de la conversation.

Il fut aussi celui qui entra de son vivant dans la bibliothèque de la pléiade, auteur de plus de 40 livres.

Il aimait profondément sa Bourgogne natale. Il disait s’y sentir chez lui, faisant référence au château familial de Saint-Fargeau, où il avait passé ses plus tendres années.

La maison de son enfance lui avait inspiré nombre de ses livres. Il y revenait régulièrement ces dernières années.

Il était aussi cet éditorialiste politique qui ne manquait pas de susciter la polémique et le débat.

C’est avec émotion que je salue la mémoire de cet immortel. La France perd un grand homme, un esprit vif et délicat, qui entre désormais dans la postérité.

Comme un dernier clin d’œil, son prochain livre « Et moi je vis toujours » sortira en février prochain.

JEAN D'ORMESSON

(photo prise par le photographe Bourguignon Jean Luc Petit)