Depuis plusieurs semaines l’Etat nous annonce qu’il va diminuer de 5 euros les APL pour faire des économies.
Pour désamorcer la grogne naissante, le Président MACRON a alors demandé aux bailleurs de réduire à leur tour les loyers de 5€ !
Sans parler du secteur privé, que cette mesure plongera dans la difficulté, en demandant aux organismes HLM de compenser intégralement la baisse des APL des locataires par des baisses de loyers, le gouvernement s’attaque directement au logement social et à ses locataires.
Il fait courir un grand risque à un secteur qui loge aujourd’hui 11 millions de personnes, qui produit plus de 100 000 logements sociaux par an, génère 300 000 emplois et qui se doit de continuer à entretenir et rénover les logements de ses locataires.
En Bourgogne-Franche-Comté, la construction, la réhabilitation et l’entretien des logements sociaux génèrent 600 millions d’euros d’investissement par an.
Ces mesures vont inévitablement avoir un impact direct sur les investissements des organismes HLM, avec pour conséquences une baisse de l’activité économique dans le secteur du bâtiment et une baisse significative de la qualité de service apportée aux locataires.
C’est pourquoi pour tenter à nouveau de désamorcer la nouvelle polémique, l’Etat a décidé de geler le taux des livrets d’Epargne, dont une bonne partie des fonds, centralisés à la Caisse des dépôts, sert à financer le logement social, à son niveau actuel historiquement bas de (0,75%) et ce pendant deux ans.
Une telle initiative offrirait aux organismes HLM des conditions de financement favorables, mais les petits épargnants eux, ne s’y retrouveront pas, en raison de la trop grande inflation. Le taux de 0.75% ne permettant plus de compenser cette augmentation générale des prix, cela ne rapportera plus aux petits épargnants de placer leur argent sur un livret A ….

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