La nomination d'Edouard Philippe à la tête du gouvernement d'Emmanuel Macron ne me surprend pas. Un rapprochement s'était déjà opéré entre des représentants du Parti socialiste et lui ces derniers jours.

Sa décision est purement individuelle et n'engage que lui. Il ne s'agit en aucun cas du signe d'une future coalition gouvernementale qui aurait l'assentiment des Républicains.

Le Président de la République disait vouloir renouveler la classe politique et choisit un homme passé par l'ENA, le Parti socialiste et les Républicains.

En quelque sorte, la boucle est bouclée. Et l'on voit bien aujourd'hui que le discours de M. Macron sur le "renouvellement" n'était que de la communication et du marketing.

Monsieur Philippe se dit "homme de droite" mais applaudit au bilan de Bernard Cazeneuve, représentant de gouvernements socialistes qui ont plombé le pays comme jamais.

Je vois dans cette nomination une opération de déstabilisation à peine voilée de la droite et du centre et je regrette que M. Philippe se prête à ce jeu qui ne pourra en aucun cas permettre de sortir par le haut d'une situation catastrophique dans laquelle la France est plongée depuis cinq ans.