Le quinquennat de François Hollande se termine par des résultats excessivement décevants. Après les mauvais chiffres du chômage de la semaine dernière, ce sont aujourd’hui les indicateurs de la croissance qui sont catastrophiques.

Le ministre des Finances maintenait encore, il y a quelques jours, que les chiffres étaient optimistes avec une « croissance prévisible » de 1,4%, alors qu’elle n’atteint seulement, en réalité, que 1,1 % sur l'année 2016. On peut toujours essayer de triturer les chiffre du chômage (emplois aidés . .), on ne peut triturer ceux de la croissance alors que les conditions étaient réunies pour la faire repartir (prix du pétrole au plus bas, taux d’intérêt très bas . . .)

Dans beaucoup de pays en Europe, la croissance est meilleure. La France est à la traine.

Ces éléments démontrent si besoin était à quel point le projet de François Hollande était irréalisable, dès 2012, alors qu’il nous annonçait, sans rire, des prévisions de croissance beaucoup trop optimistes pour le quinquennat à venir. Grâce à sa politique, on allait voir ce qu’on allait voir ! une progression du PIB de 0,5 % en 2012, 1,7 % en 2013, 2 % en 2014 puis entre 2 % et 2,5 % les trois dernières années de son mandat. Résultat, le chiffre véritable n’est même pas de la moitié.

Si l’on ajoute à tout cela le matraquage fiscal -deuxième erreur fondamentale du quinquennat puisque les hausses d'impôts ont plombé la confiance et le pouvoir d'achat des Français, provoqué l'attentisme des entreprises sur l'emploi et l'investissement, tout ceci pesant sur la croissance- on saisit à quel point il est temps de changer de politique.