Nous aurions souhaité nous réjouir, avec la ministre du travail, des 111.300 inscrits en moins à Pôle emploi l'an passé.

Malheureusement, ils ne compensent pas l'envolée du début du quinquennat. On aurait bien aimé qu’il y ait une inversion. Car la situation est catastrophique pour de nombreux jeunes, d’innombrables chômeurs de longue durée ou de chômeurs de plus de 50 ans. Pour toutes ces catégories, la situation est dramatique et empêche tout triomphalisme, contrairement à ce fait le Gouvernement.

Car les chiffres, lorsqu’on les examine sereinement et objectivement, montrent que tous les indicateurs sont au rouge. Les plans sociaux ou les annonces de fermeture se multiplient (Naf Naf, André, Whirlpool . . .,) car la situation économique n’est pas saine dans le pays. Les entreprises ne peuvent plus investir, croulent sous les charges d’un gouvernement qui les asphyxie. Cela provoque du chômage, notamment chez les plus de 50 ans qui n’ont jamais été aussi nombreux inscrits à Pôle emploi.

D’ailleurs, la ministre du Travail fait l’impasse sur beaucoup des chiffres de l’emploi depuis 2012, ne retenant que ceux qui l’arrangent. Si la courbe du chômage s'est inversée en 2016, avec les artifices que l’on a décrits, cela s’est fait avec trois ans de retard par rapport à ce qu’annonçait François Hollande. Son bilan depuis 2012 est d’ailleurs calamiteux. Ce sont plus de 600.000 chômeurs supplémentaires que l’on décompte depuis 5 ans.

Autant en 2008 il y avait cette crise économique d’une extraordinaire ampleur, dont le président Sarkozy et son gouvernement avaient réussi à limiter les effets, autant aujourd’hui, c’est simplement l’absence de mesures de Mrs Macron et Hollande qui expliquent que ce quinquennat est une catastrophe sur le front de l’emploi.

Nous ne nous réjouissons pas qu’il n’y ait pas de baisse et nous aurions, bien évidemment préféré un scénario inverse. Mais nos concitoyens ne sont pas dupes, la situation ne change pas.

Ainsi, qu’on le veuille ou non, l’enjeu des élections présidentielle et législatives sera à nouveau l’emploi et le coût de la vie. Il faudra prendre des mesures concrètes et courageuses pour sortir de cette spirale négative.