Il faut savoir ce que l'on veut !

La ministre de l'environnement, madame Royal, qui critiquait, il y peu de temps, une bonne partie des modes de chauffage, s'en prend aujourd'hui à celui produit par l'électricité, faisant ainsi preuve d'une schizophrénie rare.

La ministre remet en cause des choix stratégiques sur l’électricité alors même qu'elle est beaucoup moins polluante que nombre d'activités énergétiques. Au moment où la maire de Paris, Mme Hidalgo, mise sur le tout électrique, on constate ainsi les dissensions au sein du parti de gouvernement qui montrent, en allant un peu plus loin, l’échec d’une transition énergétique trop rapide, voulue dogmatiquement par madame Royal et les gouvernements de François Hollande sans en mesurer les véritables enjeux.

Souhaite-t-on arrêter le nucléaire qui, jusqu'à preuve du contraire, permet de lutter contre le réchauffement climatique car il produit beaucoup moins de CO2 que le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Aussi, quoi qu'en pense Madame Royal, les énergie renouvelables ne peuvent pas remplacer l'électricité nucléaire et il convient ainsi davantage de chercher à faire avec que de critiquer dogmatiquement et se priver d'une partie de notre richesse et, parallèlement, acheter de l’énergie à prix d’or chez nos voisins. Cette politique de la demi-teinte, où nos forces vives ne sont pas soutenues comme elles le devraient, crée de l'insuffisance : nous sommes obligés d’acheter de l’électricité allemande produite par des usines surpolluantes, ce qui est quand même un comble !

Il aurait mieux fallu trouver une solution médiane.Les choix stratégiques de la transition énergétique ne sont pas les bons