Chers Amis, Merci d’être venus aussi nombreux.

Votre présence témoigne de cette relation privilégiée que nous entretenons depuis longtemps déjà. J’ai l’impression que nous avons tissé ensemble les liens d’une grande famille, aussi ce sont des vœux fraternels que je veux vous adresser ce soir. Je retrouve tous ces visages amicaux, tous ces sourires, j’entends tous ces messages de soutien de chacun d’entre vous, et je me demande si moi aussi, je ne devrais pas me laisser aller à me présenter à l’élection présidentielle (je crains cependant qu’ils ne soient déjà assez nombreux).

Parlons de choses sérieuses, La cérémonie des vœux c’est tout d’abord l’occasion d’exprimer sa reconnaissance, à toutes celles et tous ceux qui m’aident, qui nous aident au quotidien : Les élus qui m’entourent, vous tous les maires ici présents Les adjoints, les délégués et les conseillers municipaux. Les vœux c’est en effet aussi ce grand rendez-vous des élus. Mes remerciements vont aussi à l’équipe, les collaborateurs de l’agglomération et ceux de la ville, Les plus de 700 personnes qui font vivre notre communauté. Je voudrais aussi remercier les associations, tous les bénévoles qui font notre société plus solidaire, les entreprises qui sont le tissu économique et surtout les premiers combattants de l’emploi, ceux qui les créent loin des discours, malgré les contraintes administratives, fiscales ou sociales. Des remerciements et des vœux pour nos agriculteurs, qui crise après crise, ne baissent cependant pas les bras. Je n’oublie pas bien sûr tous ces employés, ces salariés, cette grande chaine humaine que l’on oublie trop souvent et qui fait la force d’un territoire.

Chers amis, l’humain est toujours le plus important. 2017, l’année de tous les possibles ! La seule certitude que je peux avoir avec vous, c’est que 2017 est un nombre premier ; et qu’il n’y a eu que 2 années depuis ce millénaire qui l’ont été 2003 et 2011, et que la suivante n’arrivera qu’en 2027. Si tout est possible, hélas tout est possible. L’année a commencé avec ce nouvel attentat à Istanbul, qui nous a rappelé douloureusement ceux de Paris, de Nice, de Berlin ou d’ailleurs. Nous ne pouvons bien sûr nous habituer à ces tragédies qui font de plus en plus notre quotidien. Les plus pessimistes diront sans doute que ça commence mal, en rappelant que dans la Bible le déluge commença un 17, que Joseph avait 17 ans, lorsqu’il fut vendu par ses frères et conduit en Egypte, Les optimistes rappelleront que le 17, représente la base de la théorie de la Balance, et est considéré comme le canon de l’équilibre des choses. Le 17 rétablit l’harmonie après les luttes de l’existence. Mais ma grand-mère disait que les pessimistes étaient des imbéciles, et que les optimistes étaient des imbéciles heureux.

Pour revenir à notre pays, mes premiers vœux sont donc des vœux de paix. René Char disait « c’est dans les moments difficiles, quand tout semble perdu que l’espérance resurgit » Des vœux de paix aujourd’hui doivent aussi être des vœux de sécurité. Sur l’ensemble des territoires de la République, les citoyens, nos concitoyens doivent être protégés. Le terrorisme ne doit pas faire oublier la délinquance, les deux sont d’ailleurs souvent liés quand on suit le cursus de leurs auteurs. La justice ne doit pas se laisser instrumentaliser par l’idéologie de la justification sociale de la délinquance. L’État régalien doit prendre toute sa place, et donc reprendre toute sa force, cela s’appelle l’autorité et la souveraineté, y compris au-delà de nos frontières. La paix ne se décrète pas, elle est aussi affaire de volonté. La voix de la France est trop souvent inaudible aujourd’hui.

Mes vœux sont aussi des vœux pour nos territoires, notamment pour nos territoires ruraux. La ruralité est au cœur de l’identité française, pourtant elle reste la grande oubliée des politiques publiques qui sont principalement axées sur le développement des métropoles et le soutien aux grandes agglomérations et leurs banlieues. Cette nouvelle fracture française est à l’origine de frustrations, et menace à terme la cohésion nationale. Une nouvelle politique ambitieuse de la ruralité doit avoir pour objet de redéfinir un avenir des territoires, Cette politique serait bien nécessaire aujourd’hui lorsque l’on voit les effets négatifs des réformes récentes, et notamment de la loi Notré. Nos campagnes ne doivent pas participer du folklore français mais doivent être considérées comme un potentiel de développement qu’il faut valoriser et encourager. Au cœur même de ces territoires ruraux, la priorité doit bien sûr être donnée à notre agriculture. Il est temps de lui offrir les moyens de son adaptation, afin qu’elle puisse elle aussi expérimenter à l’échelle locale des politiques créatives. Il est temps d’avoir une approche différenciée en adaptant les règles et les normes au territoire et non pas l’inverse. Préconiser une approche du bas vers le haut, jouer sur les solidarités, desserrer le carcan réglementaire, développer les filières de proximité innovantes.

Des vœux pour nos territoires, c’est aussi des vœux pour l’emploi Il faut savoir là-aussi saisir les opportunités Notre pays a de réelles potentialités, nos entrepreneurs, nos chercheurs se situent souvent à l’avant-garde. Il suffirait simplement que naisse à nouveau la confiance, pour que notre pays devienne une nation de référence en matière d’innovation. Dans ces potentialités, notre ville, notre agglomération et le Sud de la Côte d’Or en sont de formidables exemples. Le numérique gagne du terrain, jamais assez vite, mais la voie est tracée et notre cité du numérique à travers le Fablab’ est en train de devenir une référence, et tout cela grâce à une bande de joyeux bénévoles, qui doit beaucoup à son Président. Nos entreprises, nos négociants, nos PME relèvent les grands défis du 21ème siècle avec de nouveaux process. Je pense à TEB, je pense à nos maisons de vins, à Protéor, à vente.privée, à la Moutarderie Fallot, à Lacanche et à tout ce tissu économique de plus en plus dense, il suffit de voir le développement de la Porte de Beaune, pour comprendre que la vérité est ici. Le Sud Côte d’Or et Beaune ont déjà gagné une première bataille, plus de 8 000 emplois nouveaux, La cité du cinéma après les ateliers de Claude Lelouch est en voie de réalisation, le feu vert vient d’être donné pour la cité des vins, et cerise sur le gâteau nous venons de gagner la bataille de la gouvernance de notre Hôpital. Beaune qui inaugurera sa Rocade Nord, aura son groupement hospitalier territorial et fédèrera ainsi l’ensemble des établissements et du projet de santé du Sud de la Côte d’Or. Oui il existe sur notre territoire une énergie formidable, une volonté d’aller de l’avant qui permet de garder confiance en l’avenir.

Je voudrais aussi vous exprimer ce soir des vœux pour nos valeurs. La peur de l’effort, le recul de la réflexion, le refus de la mémoire, l’effondrement des interdits, la perte des repères, le renoncement de tant de parents ou quelquefois d’enseignants finissent par créer une véritable angoisse chez les plus jeunes d’entre nous. Nous prenons ainsi le risque d’une jeunesse sous-motivée alors que ses ressources sont sans limites. Pour paraphraser Coelho « Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle ». Au-delà du succès ou de l’échec, c’est bien sur des valeurs, des actes et la capacité à se surpasser qu’on juge la qualité d’une femme ou d’un homme. J’appellerai cela d’un mot : le Mérite. On fait tout avec de l’argent excepté des hommes, Redonner une boussole, apprendre que c’est par l’exigence que l’on obtient le meilleur et non par la facilité ; Que c’est par la raison que l’on apprend à réfléchir et non par l’émotion. Plutôt que de regarder la réalité en face on préfère regarder l’opinion dominante, nous sommes dans l’air de l’emballage ou l’enveloppe est plus importante que le contenu. Réhabiliter le sens du devoir est essentiel aujourd’hui. Il est donc primordial de réconcilier les Français avec leur pays, avec son histoire, sa culture, son patrimoine, ses traditions, Arracher le socle, c’est perdre la signification, c’est dessécher les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles et de mémoire. Et le bonheur dans tout ça ! Être Français parait-il réduit de 20 %, la probabilité de se déclarer être heureux. Dans les classements mondiaux qui évaluent le bonheur des peuples, nous sommes 49ème derrière même l’Irak, et l’Afghanistan. Nous ne serions donc pas doués pour le bonheur. Se souhaiter des vœux de bonheur, est donc un exercice difficile.

Serge Gainsbourg murmurait « fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ». Le général De Gaulle disait lui-même « vous êtes complétement stupides, le bonheur n’existe pas »

Je voudrais cependant faire le rêve d’un bonheur possible, Un rêve à emporter, non pas de ces rêves qui la nuit s’évanouissent, qui souffrent d’hypoglycémie, à qui il faut donner un peu de sucre, sucre raffiné ou sucre de bête-rêve. Un de ces rêves dissipés qui a la tête ailleurs, qui s’envole, qui s’évapore …comme ces rêves qui partent en fusée. Les rêves de la nuit, mais trop de nuit nuit, On ne réveille pas des rêves somnambules, les rêves fous, les rêves cassés, ils tordent le cou à d’autres rêves = allez - Rêve Charogne ! Mais heureusement, pour la bonne marche de la société, les rêves, c’est comme le sommet du crâne, avec l’âge, ça s’éclaircit, ça se raréfie… et pour les chevelus du cerveau, les épanchés du bulbe, les têtus du mirage, tout est prévu. Au bord des routes, on nous flanque des radars. On nous envoie des unités d’intervention du RÊVE, Recherche – Évacuation - Ventilation -Éradication. Couvre-feux, état d’urgence, étouffe-braises et lance-flammes Pour les murs, l’oreillette ; pour les portes le Juda ; et pour les serrures, LE PEN. Ne nous laissons pas bouffer nos heures de sommeil, surtout en ce moment. Descendons dans la ruse ! Défendons le droit de rêve, Déposons des préavis de rêve, Rêve général, rêve perlé, rêve sauvage, rêve surprise, rêve du zèle, rêve de plaisanteries, rêves des confiseurs, rêves de comptoir. Créons des comités de rêve, instaurons des piquets de rêve qui bloquent l’entrée des chambres et débranchent les réveils. Rêve illimité jusqu’à nouvel ordre ! L’avenir appartient à ceux qui se rêvent tôt !

Je vous adresse donc le 4 janvier avec un peu de retard comme la SNCF, des vœux très chaleureux de bonheur, Ensemble nous sommes capables de faire de 2017, une année qui compte !

Bonne année à notre Ville, bonne année à notre agglomération,

Bonne année à tous, réunis, nous sommes le soleil de ce territoire !