J'ai interrogé, ce mercredi 19 Octobre, le ministre de la Défense, lors des questions d’actualité, sur la présence de la France dans la coalition engagée dans la bataille de Mossoul.

Ci-dessous sa question :


Monsieur le Ministre, Un grand quotidien national titrait ce week-end : « Nous bombardons Daech en Irak et en Syrie, mais nous sommes incapables de contrôler nos banlieues ». Au-delà de la question de l’opportunité, est-ce raisonnable, voire efficace, de se lancer dans des offensives comme à Mossoul, lorsque nous sommes incapables d’assurer la sécurité sur notre territoire ?

Il faut, bien sur, combattre Daech par tous les moyens, mais nous savons pertinemment que ce n’est pas la France qui libérera Mossoul.

Monsieur le Ministre, les renforts venus de Mossoul ne risquent-ils pas de relancer depuis la Syrie, la campagne d’Europe, au cœur de la stratégie transnationale de Daech ? Ce n’est pas tant en Irak que le terrorisme se développe. C’est à partir de la Syrie que le jihadisme prolifère. C’est là-bas qu’il doit être terrassé avant qu’il ne soit trop tard.

Monsieur le Ministre nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre le prochain attentat, et de défiler en condamnant le terrorisme.

Selon les experts, la bataille de Mossoul sera longue, l’issue en sera incertaine, et le drame humain qui s’en suivra risque de créer, là aussi, d’autres difficultés dont nous n’imaginons pas encore les conséquences.

Notre priorité, au-delà du symbole de notre présence aux côtés des vainqueurs potentiels de Mossoul, doit être, bien sur, de protéger notre territoire. Quand on fait la guerre, on doit en assumer les conséquences.

Les djihadistes ne se posent pas cette question. Nous, nous devons être garants de la sécurité de nos concitoyens.

Monsieur le ministre, pouvez-vous nous rassurer sur ce point ?