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En proposant aux policiers des blindages pour leurs véhicules et des tenues ignifugées après les sauvages agressions auxquelles ils ont du faire face, le Premier ministre nous démontre, une fois encore, à quel point il n’a pas pris la mesure de ce qui est en train de se passer.

Tout se passe comme si Manuel Valls acceptait indirectement que nos forces de l’ordre soient prises pour cible, alors que c’est exactement cela qu’il faut refuser. On ne peut pas être fataliste face à de tels agissements. D’autant qu’il est tout à fait possible d’agir, même si le Premier ministre sous-entend le contraire. On ne résout pas un problème en collant des rustines, en bricolant, comme le fait le Gouvernement : changer les tenues et les véhicules des policiers ne fera pas baisser le nombre d’agressions. Il faut, au contraire, être intransigeant avec ces délinquants qui sont bien trop souvent appréhendés puis relâchés dans la nature, faute d’un angélisme coupable, en espérant qu’ils ne recommenceront pas. L’application des lois pénales est la meilleure protection. L’Etat doit à nouveau être respecté, ce qu’il n’est plus depuis quelques années, conséquence, notamment, de la politique de la précédente ministre de la Justice. Elle porte en cela une lourde responsabilité à la situation actuelle.

Les tenues ne sont pas le problème. C’est la cause qui est le problème. Le problème de sécurité est bien en amont. Il faut savoir la politique que l’on veut mener en la matière : la résignation du Gouvernement qui dit aux policiers d’essayer d’éviter les balles, ou bien une action responsable, en amont, qui démantèle ces filières de dangereux délinquants qui agissent contre la République.

On comprend le désarroi des policiers et leur consternation face aux propositions du Ministre. « Et pourquoi pas des tanks ? » comme l’a dit le numéro deux du syndicat majoritaire des gradés.

Une politique ferme et responsable contre ces voyous agressifs permettra de rétablir la confiance et la sécurité des forces de l’ordre.