Alors que nous nous apprêtions à débattre enfin sur le projet de loi Travail de Myriam El Khomri, le Premier ministre annonce une nouvelle fois le recours à l’article 49-3 de la Constitution adoptant de fait le texte sans aucun débat.

Ce projet de loi n’a de toute façon plus aucun sens tellement il a été vidé de sa substance et parce que le Gouvernement a tout lâché aux syndicats, aux frondeurs et à la rue, au détriment de la relance économique.

D'ailleurs, le texte est aujourd’hui rejeté par tout le monde : les syndicats, les frondeurs, les Français, cela sans même parler des débordements violents lors des manifestations, des grèves à répétition qui donnent une image déplorable de notre pays aux yeux du monde entier.

En ce qui nous concerne, les Républicains, nous avons été au rendez-vous du travail parlementaire et de la responsabilité : en 1ère lecture avec nos amendements, puis avec la motion de censure, au Sénat qui a débattu de longues heures dans un climat constructif pour proposer un texte équilibré, en commission en nouvelle lecture à l’Assemblée alors que la gauche a supprimé l’intégralité des dispositions adoptées au Sénat, et n’a repris aucun de nos amendements.

Le Premier ministre a créé un climat délétère au Parlement, au sein de sa propre majorité, et, plus important, pour le pays depuis 3 mois. Il est à l’origine, avec le président de la République, de la situation complètement bloquée et totalement déprimante dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

Aussi, à l’occasion de la nouvelle lecture, le débat n’est même pas ouvert ! Le premier ministre joue avec le 49-3 comme un enfant avec un jouet. Nous le laissons faire, sans entrer dans cette nouvelle mascarade, ayant déjà dit tout ce que nous avions à dire.

Nous préférons donner rendez-vous aux Français en avril 2017 pour le choix capital du Président de la République. Nous travaillons à l’élaboration d’un programme responsable, sérieux, rigoureux et innovant pour sortir le pays du marasme économique, social et psychologique.

L’inaction associée au dogmatisme mènent un pays proche de la rupture. Nous y sommes. Il faut réagir.