C’est avec une profonde tristesse que j’apprends la mort d’un ami. François Desmoulins-Lebeault s’en est allé discrètement mercredi 25 novembre entouré de l’affection des siens, en particulier de Monique, son épouse tant aimée. Dans ce moment de deuil, je voudrais avant tout saluer l’homme de bien, celui qui fut un modèle de désintéressement, d’intégrité et de discrétion. Si François Desmoulins-Lebeault était né à Paris, dans le 17e arrondissement le 8 août1923, il s’est très vite attaché viscéralement à la Bourgogne et à sa petite patrie nolaytoise. Ce directeur de laboratoire est très vite passionné par l’engagement politique dans son sens le plus noble. Si François a exercé plusieurs mandats politiques, ce fut toujours dans le but unique de servir ses concitoyens. Il exerça les mandats de maire à Jours-en-Vaux et Nolay mais aussi de président du SIVOM de Nolay et de conseiller général de son si cher canton de Nolay de 1988 à 2001 avant de passer la main. Celui qu’on appelait avec respect « le commandeur » était un homme affable, toujours à l’écoute de ses concitoyens, toujours présent pour son territoire qui lui tenait tant à cœur. Passionné par l’histoire de Nolay et de ses environs, François Desmoulins-Lebeault aimait à conter le passé de son pays tout en étant attentif à son développement et son rayonnement. Les grands hommes ne sont pas forcément ceux qui font le plus de bruit, François Demoulins-Lebeault n’a fait parler de lui qu’en bien. A la fois respecté par ses pairs et par ses adversaires, il fut un modèle de courtoisie et d’élégance politique et personnelle. Je pense avec émotion à son épouse avec laquelle il avait fêté l’année dernière, en décembre, ses noces de platine après 70 belles années de vie commune. Alors que François nous quitte après une vie bien remplie, une existence droite qui est pour nous tous un modèle, je me tourne avec affection vers les siens, vers sa famille, vers ses anciens administrés afin de les assurer de mon soutien dans cette épreuve.