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La réforme pénale que nous soumet Madame Taubira ces jours-ci à l’Assemblée nationale ne prend que très peu en considération le droit des victimes, mais en reconnait de plus en plus aux délinquants.

L'aménagement des peines est un élément à prendre en considération s’il peut permettre à certaines personnes ayant commis un méfait de se racheter autrement qu’en effectuant une peine de prison. Mais il ne faut pas en faire une généralité ou une priorité absolue, sous couvert de vouloir vider les prisons. Je crains que Madame Taubira ne mène une politique irresponsable au mépris de la sécurité des Français et de la protection des victimes.

Des conditions décentes de détention sont fondamentales, simplement par dignité humaine. Mais plutôt que de vider les prisons, ne conviendrait-il pas plutôt de créer des places supplémentaires, ce qui permettrait de désengorger les cellules, la surpopulation étant l’un des facteurs de tensions dans nos prisons ?

Les députés UMP avaient oeuvré activement pour renforcer notre arsenal juridique afin, notamment, d’adapter les peines en fonction de la gravité de l’acte, notamment pour les récidivistes.

Madame la Garde des Sceaux ferait mieux de chercher tout ce qui peut contribuer à améliorer l’efficacité de notre justice et l’accueil de nos prisons. Cela implique davantage de moyens qui sont difficiles à trouver dans le contexte de crise, certes. Mais qui sont indispensables.

Un grand pays démocratique comme le nôtre mérite une justice cohérente, respectueuse des droits individuels, mais pas seulement de ceux des délinquants.