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Avec l'examen du texte sur l'abrogation de la majoration des droits à construire que nous examinons à partir de ce mardi 17 juillet en Commission des Affaires économiques, puis quelques jours plus tard en séance, la gauche nous démontre une fois de plus son sectarisme, son dogmatisme le plus absolu et le plus effrayant.

On dirait qu'il ne s'agit que de détricoter tout ce que Nicolas Sarkozy a fait avec son Gouvernement sous la précédente législature.

En somme, les socialistes continuent dans l'anti-sarkozysme primaire, celui qu'ils ont érigé en cheval de bataille, notamment lors des dernières élections présidentielle et législatives.

Le Sénat a ainsi abrogé récemment, par le biais de l'adoption d'une proposition de loi socialiste, la loi du 20 mars 2012 majorant de 30 % les droits à construire, qui avait été voulue par Nicolas Sarkozy.

La majorité PS, écologistes, RDSE (à majorité PRG) et CRC (communiste) a voté en faveur de la proposition de loi. L'UMP a voté contre. Le texte arrive donc à l'Assemblée après cette première, et seule, lecture (il y a sur ce texte ce qu'on appelle une "procédure accélérée", ce qui signifie qu'il n'y aura qu'un examen du texte dans chaque assemblée au lieu de deux . . .), et les socialistes comptent bien voter exactement pareil que leurs collègues sénateurs.

Cela est d'autant plus regrettable que la loi permettant la majoration du droit à construire répondait à un voeu exprimé en janvier par l'ancien président de la République pour autoriser la densification des constructions et tenter de remédier à la pénurie de logements (3,6 millions de personnes mal logées en France, selon la Fondation Abbé Pierre). Elle concernait aussi bien la construction de logements neufs que l'extension des habitations existantes.

L'abrogation de cette loi sur la majoration de la constructibilité revient à s'opposer à construire plus de logements. La majoration de 30 % de la constructibilité avait été été votée afin d'accroître la production de logements dans notre pays : là où nous pouvons construire 100 logements, la mesure permet d'en construire 130. Cette loi devait permettre de construire 40 000 logements supplémentaires chaque année !,

Les associations comme" la Fondation Abbé-Pierre" ou" le Droit au logement", qui réclament davantage pour les mal-logés apprécieront.

Abroger des mesures comme celle-ci, qui ne peuvent qu'améliorer le sort des Français, c'est faire preuve d'un cynisme et d'un sectarisme rare et bien regrettable.