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Depuis le mois de Juillet 2007, soit très exactement 5 ans, j'ai été, bien évidemment, présent à Paris pour y effectuer mon travail de député et de législateur.

J'ai ainsi passé plus d'une centaine de semaines à l'Assemblée nationale, auxquelles il faut ajouter, bien évidemment, les milliers d'heures passées dans ma circonscription à aller à la rencontre de tous ceux qui jugeaient utiles de me rencontrer afin de faire, notamment, remonter les informations au niveau national afin de tenter de les solutionner.

Sur un bilan plus chiffré, j'ai assisté à 114 réunions de la commission des Affaires économiques dont je suis membre.

Les commissions ont un rôle primordial dans l'examen des textes débattus à l'Assemblée nationale, puisque depuis, notamment, la réforme des institutions voulue par le président de la République, Nicolas Sarkozy, dès 2008, le Parlement a vu s'accroître ses pouvoirs.

Le texte servant de base à la discussion en séance est celui issu des travaux de la Commission. Autant dire que nous avons passé des heures, des soirées, voire des nuits à plancher sur des amendements, certains capitaux pour modifier le texte, d'autres moins.

Je suis intervenu, lors de ces réunions de commissions à 96 reprises, soit pour défendre un amendement, soit pour interroger la personnalité que peut recevoir la Commission (le Président de FREE, par exemple).

Ensuite, dans l'hémicycle, je suis intervenu à 56 reprises, ce qui est relativement important, compte-tenu du nombre de députés (577) qui souhaitent prendre la parole. Il faut alors s'inscrire et attendre, parfois patiemment, son tour.

Les textes principaux sur lesquels je suis intervenu sont ceux concernant l'Agriculture (Loi de modernisation de l'Agriculture), la santé (Loi " Hôpital, patients, santé, territoire") ou les nouvelles communications (Loi dite "Hadopi").

Lors de la discussion de ces textes, ainsi que sur d'autres, j'ai déposé et cosigné 445 amendements.

Les amendements sont capitaux dans la discussion d'un texte puisqu'ils peuvent en changer la physionomie. Il faut d'abord le déposer, puis le défendre, en commission, puis en séance, avant de le faire adopter par une majorité de députés. Je suis ainsi fier d'avoir fait passer celui qui permet ni plus ni moins que la publicité pour le vin sur internet.

Aujourd'hui, les viticulteurs peuvent faire la promotion de leur produit sur ce support phénoménal qu'est internet ; sans mon amendement, ils ne le pourraient pas.

J'ai, ensuite, déposé 10 propositions de loi, sur des sujets aussi divers que l'information des enfants dans le cadre d'une procédure de divorce de leurs parents, la possibilité de transférer ses contrats d'assurance-vie ou l'obligation de prudence aux piétons traversant la chaussée.

Toujours dans le domaine des propositions de loi, j'en ai cosigné 148. Rédigées par des collègues, j'ai souhaité m'y associer car le sujet me paraissait pertinent.

Les propositions de loi sont des textes déposés par le parlementaire (le Gouvernement dépose, lui des "projets de loi") sur un sujet qui lui tient à coeur et qui a une chance d'être discuté, débattu puis adopté par la représentation nationale. Elles sont donc un moyen direct pour le parlementaire d'intervenir dans la vie démocratique du pays.

Depuis 2008 et la réforme des institutions, l'Ordre du jour est partagé, ce qui signifie que la moitié de l'Ordre du jour des séances à venir est décidé par l'Assemblée nationale alors que, jusqu'alors, la totalité de l'ordre du jour incombait au Gouvernement !

Nous verrons bien si les socialistes, qui ont, lors de cette réforme, poussé des grands cris en disant partout que le Parlement allait tomber sous la domination du président de la République (! ! !), maintiendront ces dispositions s'ils reviennent en majorité à l'Assemblée nationale.

Ensuite, j'ai déposé 384 questions écrites,

Les questions écrites permettent aux députés d'interroger un Ministre sur tout sujet lui semblant pertinent et qui lui a été, par exemple, soumis par un administré lors de sa rencontre sur le terrain. Elles sont toutes recensées au journal Officiel et le Ministre a un devoir de réponse dans les 3 mois.

Enfin, j'ai interrogé 11 fois des ministres oralement dans l'hémicycle lors des séances de questions d'actualité au Gouvernement, qui s'inscrivent dans le cadre de la fonction de contrôle du Gouvernement exercé par les députés.

Aussi, par rapport à ce bilan, je suis heureux et honoré d'avoir exercé pleinement mon activité de parlementaire.