Je me réjouis de l'avancée significative intervenue lors de la réunion, hier, au Parlement européen, sur la problématique excessivement importante des droits de plantation.

Les ministres de l’agriculture des grands pays viticoles européens, Bruno Le Maire en tête, ainsi que plus de 350 élus nationaux et européens, étaient présents pour exprimer la position de leurs gouvernements nationaux qui s’opposent à la libéralisation des droits de plantation.

Actuellement, la commission européenne souhaite libéraliser les droits de plantation et permettre à tous les vignerons, partout en Europe de planter sans restrictions.

Comme je le disais encore récemment lors d'une réunion à Dijon sur le sujet, je suis intervenu de nombreuses fois auprès des autorités françaises pour le maintien des droits de plantation qui créent de fait une viticulture régulée dans l’Union. Le Président de la République et son Gouvernement ont entendu ce message de la raison et constamment, depuis, défendu cette position de maintien.

Les viticulteurs ont fait beaucoup d’efforts en matière qualitative, de reconnaissance des sols et des terroirs et il faut éviter une déperdition de ces derniers, un effondrement des prix, de la perte de qualité des vins, et un désastre environnemental qu’entraînerait une surproduction.

Le Ministre Français, Bruno Le Maire, a eu raison de rappeler que "la création d'un groupe de réflexion à haut niveau sur le sujet est un pas positif mais qu'on ne peut s'en satisfaire".

Le succès de la réunion d'hier montre que le sujet rassemble tous les courants. Et, aujourd'hui, le Parlement européen, qui est désormais codécideur, entend bien faire entendre sa voix. Mme Lülling, député européen et présidente de l’intergroupe vin, considère que l’on est sur la bonne voix. Des pays comme la Belgique ou la Pologne doivent encore être gagnés à l’opinion minoritaire pour sécuriser demain l’avenir de la filière vin dans l’Union Européenne.