Alain Suguenot, un député proche de vous au service de tous

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mardi 30 mai 2017

Le silence assourdissant de François Bayrou

Face aux affaires qui pèsent sur deux membres du gouvernement (Richard Ferrand et Marielle de Sarnez), le silence de François Bayrou, Ministre de la Justice, est assourdissant.

On comprend, néanmoins, que le Président de la République, le Premier Ministre et, donc, le Ministre de la Justice, soient dans l’embarras au moment même où la présentation du projet de loi de « moralisation de la vie publique », qui doit symboliquement être le premier grand texte du gouvernement d’Emmanuel Macron, est finalement repoussé à la mi-juin.

Ce projet de loi serait manifestement "complexe" et nécessiterait d'être plus amplement examiné, afin de ne pas être retoqué par le Conseil constitutionnel. Il semblerait d’ailleurs que des problèmes juridiques auraient déjà été pointés par l'instance. Cela n’est pas étonnant puisque j’avais déjà remarqué, par exemple, que la limitation à deux du nombre de fonctions exécutives exercées successivement dans une même collectivité, en plus de n'avoir rien à faire dans un tel texte, pourrait poser un problème constitutionnel. Il faudra, de toute façon, une loi organique pour ces modifications souhaitées par le Gouvernement.

Le moins que l’on puisse dire est que ce texte ne part pas sur les meilleurs bases.

jeudi 18 mai 2017

On voulait voir Florence, on a vu Vierzon

Le gouvernement d'Edouard Philippe a été dévoilé cet après-midi. Et le moins que l'on puisse dire est qu'on est loin des annonces et promesses du candidat Macron !

Je tiens d'abord à rappeler qu'il s'agit d'un gouvernement provisoire jusqu'à ce que les Français choisissent la majorité qu'ils souhaitent lors des élections législatives des 11 et 18 juin. Il s'agira d'un choix pour sortir du flou, du reniement, d’une politique fiscale confiscatoire qui plombe les ménages français.

Quant aux nominations de cet après-midi, je remarque déjà que l'on nous annonçait un gouvernement resserré de 15 ministres. Il y en a 23 avec le Premier ministre.

Je voudrais aussi signaler à quel point le rajeunissement, la parité et le renouvellement de la classe politique, axe majeur de la campagne de M. Macron, partent en fumée. François Bayrou, Murielle de Sarnez, Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire, Edouard Philippe, Gérard Collomb . . . combien de mandats électifs cumulent ces personnalités, qui ne répondent ainsi pas à une autre des promesses d'Emmanuel Macron de ne nommer aucun ministre ayant déjà exercé.

Après l’Elysée des jeunes énarques, on se retrouve avec un gouvernement de compromis, d'élus ayant déjà exercé maintes et maintes fois, qui cherche à faire plaisir à tout le monde et qui, comme souvent dans de pareils cas, n'a pas de direction claire, avec des hommes aux ambitions contradictoires, notamment sur le nucléaire avec le Premier ministre, passé par un groupe phare en ce domaine, et Nicolas Hulot, qui s'est probablement dit que c'était là sa dernière chance d'intégrer un poste à responsabilités.

Quant à la "parité", tellement annoncée, s'il y a effectivement autant d'hommes que de femmes, on s'aperçoit que les postes clés sont majoritairement dévolus à des hommes.

Les "marcheurs" doivent, quant à eux, être sacrément déçus, ne récoltant que très peu de postes, Emmanuel Macron ayant privilégié des "noms" plutôt que des fidèles.

Enfin, je regrette, bien évidemment, les redditions de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin qui nous avaient, pour ce dernier notamment, habitué à ce genre de manœuvres, ayant déjà quitté Nicolas Sarkozy pour finalement revenir, puis repartir . . ; Tout ceci n'est qu'opportunisme.

Le tout dirigé par un Premier ministre, passé par le Parti socialiste avant d'intégrer les Républicains et qui revient donc, en quelque sorte, au bercail.

Il faudra autre chose que ces tractations démagogiques si l'on souhaite sécuriser, redresser la France et lui redonner le rang qu'elle mérite !

mardi 16 mai 2017

Message à Edouard Philippe

J'ai souhaité, une fois n'est pas coutume, relayer le message de Luc Chatel, Président du Conseil National des Républicains, au nouveau Premier Ministre, Edouard Philippe, reflétant exactement ce que je pense de cette nomination et de la faute commise selon moi par M. Philippe.

Cher Edouard,

J’ai toujours apprécié tes convictions, ton engagement comme maire du Havre, ta loyauté à Alain JUPPÉ, ton recul sur la chose publique, ton humour…

Je respecte le choix que tu fais aujourd’hui mais je le conteste.

Edouard, tu commets à mon sens une double faute d’analyse :

Une faute politique.

Edouard, depuis 2002 comme directeur général de l’UMP puis comme député les Républicains pendant 5 ans ou encore aux côtés d’Alain JUPPÉ pendant la campagne de la primaire, tu as défendu à nos côtés, des idées, un projet, des valeurs, un idéal. Nous avons aujourd’hui 577 candidats en campagne qui sont les porte-drapeaux de ces mêmes valeurs. Comme nouveau chef de la majorité présidentielle tu vas forcément les renier puisque tu vas soutenir leurs concurrents aux législatives, les candidats « République En Marche ».

Une faute chronologique.

Je crains qu’il y ait dans ton analyse une erreur de calendrier. Nous ne sommes pas le 19 juin au matin, au lendemain d’une élection législative qui verrait la nécessité que les progressistes se rassemblent faute de majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Les Français n’ont pas encore choisi la ligne politique qu’ils veulent voir appliquer pour les 5 prochaines années, c’est l’enjeu des élections législatives. La constitution du nouveau pôle que tu appelles de tes vœux avec le président de la République ne peut qu’être la conséquence du choix des Français aux législatives et non le préalable. Respecter le processus démocratique ce n’est pas enjamber les élections législatives.

Nous, les Républicains appelons à la clarté. Nous pensons qu’on ne sortira pas de la situation de crise dans laquelle se trouve notre pays sans mesures fortes, claires et audacieuses. C’est aux Français de décider les 11 et 18 juin de la ligne politique du gouvernement Macron.

Je souhaite la réussite de la France, donc la tienne. Mais je pense qu’elle réussira d’autant mieux avec une majorité claire à l’Assemblée Nationale, qui marque véritablement l’alternance, celle qui défendra les idées de la droite et du centre pour lesquelles nous nous sommes battus ensemble depuis des années, cher Edouard.

Luc CHATEL Président du Conseil National des Républicains

lundi 15 mai 2017

Nomination d'Edouard Philippe, la boucle est bouclée

La nomination d'Edouard Philippe à la tête du gouvernement d'Emmanuel Macron ne me surprend pas. Un rapprochement s'était déjà opéré entre des représentants du Parti socialiste et lui ces derniers jours.

Sa décision est purement individuelle et n'engage que lui. Il ne s'agit en aucun cas du signe d'une future coalition gouvernementale qui aurait l'assentiment des Républicains.

Le Président de la République disait vouloir renouveler la classe politique et choisit un homme passé par l'ENA, le Parti socialiste et les Républicains.

En quelque sorte, la boucle est bouclée. Et l'on voit bien aujourd'hui que le discours de M. Macron sur le "renouvellement" n'était que de la communication et du marketing.

Monsieur Philippe se dit "homme de droite" mais applaudit au bilan de Bernard Cazeneuve, représentant de gouvernements socialistes qui ont plombé le pays comme jamais.

Je vois dans cette nomination une opération de déstabilisation à peine voilée de la droite et du centre et je regrette que M. Philippe se prête à ce jeu qui ne pourra en aucun cas permettre de sortir par le haut d'une situation catastrophique dans laquelle la France est plongée depuis cinq ans.

mardi 14 février 2017

Emeutes : l'Exécutif absent

Il y a quelques jours, François Hollande choisissait de poser auprès du jeune homme victime de violences à Aulnay Sous Bois, sans même attendre la fin de l’enquête diligentée par l’IGN, la police des polices, afin de connaître précisément le déroulé des évènements.

Il est par ailleurs choquant que le Ministre de l’Intérieur, Ministre de tutelle des forces de l’ordre, ait été à ce point-là absent de débats si vifs et délicats, mettant une dizaine de jours à réagir sans apporter d’éléments probants.

Le gouvernement navigue complètement à vue, comme presque toujours depuis le début du quinquennat. Le pays est administré sans être dirigé. Le Président de la République ne change pas sa méthode et, en la matière, soutient un jour les casseurs, l’autre les forces de police, au lieu de prendre les décisions courageuses qui auraient pu permettre d’éviter les intolérables débordements tellement prévisibles qui se sont déroulés ces dernières nuits.

A titre personnel, je veux apporter mon soutien aux forces de police dans la tâche si difficile qui est la leur, et suis toujours très surpris qu’on puisse les traiter en héros dès lors qu’il s’agit de nous défendre contre le terrorisme, puis plus bas que terre dans leur lutte quotidienne contre la délinquance des quartiers difficiles.

mardi 7 février 2017

Après la pédagogie, le temps de l’action

François Fillon s‘est enfin expliqué, hier, sur les accusations d’emploi fictif qui lui sont reprochés ainsi qu’à son épouse Pénélope. Il a présenté ses excuses aux Français et fait preuve d’une grande pédagogie et d’une totale transparence sur son patrimoine.

J’aurais préféré qu’il le fasse plus tôt, sa campagne ayant été trop longtemps mise en stand-by après ces révélations dont il a démontré le caractère exagéré.

Aujourd’hui, il est temps de parler du fond, de démarrer réellement la campagne présidentielle et d’expliquer aux Français combien il est important de choisir le seul programme qui permettra le redressement dont le pays a besoin.

Les erreurs accumulées depuis 5 ans par François Hollande et ses ministres sur tous les domaines, de l’Education à la Sécurité, et, bien sur, sur l’emploi et la perte de pouvoir d’achat, ne peuvent être corrigées que par un programme réaliste et courageux, porté par notre candidat.

La campagne présidentielle commence aujourd’hui et nous ne pouvons que nous en réjouir.

mardi 6 décembre 2016

Remaniement ministériel : pas de changement de politique à en attendre

Les nominations de Mrs Cazeneuve, comme Premier ministre, et Le Roux pour lui succéder au Ministère de l’Intérieur ne vont pas radicalement changer la politique d’échec menée par le président François Hollande et le Premier ministre Emmanuel Valls qui a préféré, comme Monsieur Macron avant lui, abandonner son poste pour se lancer dans la campagne présidentielle.
Les personnes, aussi estimables soient-elles, ne peuvent effacer une politique néfaste pour le pays qui le fait régresser à tous les niveaux par une politique à contre-courant total de tout ce qu’il faudrait entreprendre pour le redresser.
J’attends, pour ma part, avec un immense espoir, la prochaine élection présidentielle où nous serons, élus des Républicains et du Centre, tous derrière notre candidat François Fillon qui a, lui, un vrai projet pour redresser la situation calamiteuse dans laquelle Mrs Hollande et Valls ont conduit la France.
Il y a une urgence et une nécessité absolue à oxygéner le pays par des mesures fortes qui le libéreront des innombrables carcans dans lequel l’ont enfermé les socialistes en 5 ans de pouvoir.

dimanche 4 décembre 2016

Propos de Ségolène Royal sur Cuba : la France est ridiculisée

En minimisant la répression politique à Cuba lors de son déplacement pour les funérailles de Fidel Castro, Ségolène Royal, Ministre du Développement durable a commis une erreur politique majeur qui se retourne contre la France.

La ministre a estimé qu'il n'y avait pas ou peu de prisonniers politiques à Cuba alors que la commission cubaine des droits humains a recensé, dans son bilan annuel, plus de 8.600 militants et opposants au régime, placés en détention pour des motifs politiques. La présidente d'Amnesty international a, quant à elle, précisé que plus de 600 arrestations pour de tels motifs avaient eu lieu pour le seul mois d'octobre dernier.

Cette organisation publiait, par ailleurs, au lendemain de la mort de Fidel Castro que "L'état de la liberté d'expression à CUba, où les militants continuent d'être harcelés et arrêtés lorsqu'ils critiquent le gouvernement, est l'héritage le plus sombre de Fidel Castro."

Madame Royal précise par ailleurs qu'il existe sur l'ile "une liberté religieuse et une liberté de conscience". Les ONG présentes sur le terrain rapportent, au contraire, que, selon elles, 1.606 cas de violation de la liberté de religion ont été recensées.

Que Madame Royal effectue de tels contresens à tire personnel ne regarde qu'elle. Mais s'exprimant au nom de la France qu'elle représente à une cérémonie officielle, elle commet une erreur impardonnable qui entache durablement la crédibilité de notre pays.

mercredi 9 novembre 2016

Election de Donald TRUMP : respectons ce choix du peuple américain

Les électeurs américains ont élu Donald Trump à la présidence de leur pays. Il faut respecter ce choix démocratique.

Cette élection doit être comprise pour ce qu’elle est. Des millions d’américains ne se reconnaissant plus dans les politiques élitistes et lointaines alors qu’ils recherchent de la proximité et des valeurs.

Il ne s’agit pas d’adapter des postures, comme l’ont fait les responsables de la diplomatie française. On ne peut, constamment, donner des leçons au monde entier. Les idées développées par la gauche française au sujet du candidat républicain font preuve d’un mépris total du peuple américain, comme si on souhaitait voter à sa place, comme si on connaissait mieux les problématiques auxquelles il est confronté.

Les réactions consternantes de François Hollande, notamment lorsqu’il s’est exprimé sur Donal Trump dans son livre, démontrent l’impréparation de ce gouvernement. Il s’agit d’une faute extrêmement grave du Président Hollande. Il a traité M. Trump de tous les noms et ne sait plus quoi dire ni quoi faire aujourd’hui qu’il vient d’être élu Président des Etats-Unis. Cette attitude irresponsable va compliquer nos relations avec ce pays, sur tous les plans : diplomatique, commercial, lutte contre le terrorisme.

François Hollande et la diplomatie française démontrent que le logiciel du gouvernement n’est pas le bon. Au lieu de faire preuve, comme a pu le faire, par exemple, le Premier ministre canadien, de retenue, de réserve, et de ne pas céder aux pulsions élitistes de la gauche française qui ne « fréquente pas ces gens-là », le Président s’emballe avec des formules à l’emporte-pièce et complique la tâche de notre pays.

François Hollande a insulté Donald Trump. Il met en cela notre pays en difficulté face à la plus grande puissance mondiale.

mardi 14 juin 2016

Terrorisme de DAECH - Réagir. Vite

En 48 heures, ce sont deux attaques abominables qui ont touché des innocents et détruit des familles.

Le meurtre du policier et de sa compagne tués hier soir dans les Yvelines, sous les yeux de leur enfant de 3 ans, fait suite à l’exécution de près de 50 personnes dans une boite de nuit à Orlando, les deux crimes étant revendiqués par Daech.

Je présente mon plus sincère soutien aux proches du couple tué cette nuit et ma solidarité avec les forces de l’ordre de notre pays, si souvent en première ligne, et faisant preuve d’un courage toujours admirable dans une période troublée pour notre pays.

Je veux également témoigner de ma solidarité avec le peuple américain et la communauté gay frappée de plein fouet de manière si brutale, mais surtout si lâche quelques heures plus tôt.

Je suis inquiet de ces attaques à répétition que l’on n’arrive pas à endiguer, alors que l’on nous dit que, souvent, les responsables sont ou étaient « connus des services anti-terroristes ». Ces actes isolés, semblant tellement « faciles » à effectuer, cette sorte d’intifada à l’arme blanche, pour ce qui est de la tuerie d’hier soir, sont particulièrement frappants car représentant une menace qui vient de l’intérieur. Larossi Abballa habitait un quartier de la banlieue parisienne depuis de nombreuses années.

Il va maintenant falloir se pencher sur les moyens permettant d’endiguer ces attaques, comme la rétention en centre administratif puis, si besoin, l’expulsion de toute personne étrangère manifestant des signes de radicalisation, l’interdiction des lieux soi-disant de cultes propageant des discours de haine, la radicalisation dans nos prisons, sur internet, ou encore travailler rapidement sur la coordination des fichiers internationaux de police.

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