Alain Suguenot, un député proche de vous au service de tous

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 14 février 2017

Emeutes : l'Exécutif absent

Il y a quelques jours, François Hollande choisissait de poser auprès du jeune homme victime de violences à Aulnay Sous Bois, sans même attendre la fin de l’enquête diligentée par l’IGN, la police des polices, afin de connaître précisément le déroulé des évènements.

Il est par ailleurs choquant que le Ministre de l’Intérieur, Ministre de tutelle des forces de l’ordre, ait été à ce point-là absent de débats si vifs et délicats, mettant une dizaine de jours à réagir sans apporter d’éléments probants.

Le gouvernement navigue complètement à vue, comme presque toujours depuis le début du quinquennat. Le pays est administré sans être dirigé. Le Président de la République ne change pas sa méthode et, en la matière, soutient un jour les casseurs, l’autre les forces de police, au lieu de prendre les décisions courageuses qui auraient pu permettre d’éviter les intolérables débordements tellement prévisibles qui se sont déroulés ces dernières nuits.

A titre personnel, je veux apporter mon soutien aux forces de police dans la tâche si difficile qui est la leur, et suis toujours très surpris qu’on puisse les traiter en héros dès lors qu’il s’agit de nous défendre contre le terrorisme, puis plus bas que terre dans leur lutte quotidienne contre la délinquance des quartiers difficiles.

mercredi 8 février 2017

Le pouvoir socialiste a abandonné les territoires ruraux

Lors de la séance des questions au Gouvernement de cet après-midi, j'ai interrogé Bernard Cazeneuve, Premier Ministre, sur le bilan de cinq années de gouvernements socialistes, et, notamment, sur la (non) politique des territoires ruraux.

Ci-dessous le texte de ma question.

Monsieur le Premier ministre, vous arrivez à la fin de cette mandature.

Le Président de la République a renoncé depuis longtemps. Vous êtes donc le seul à assumer le bilan de ces cinq années. Les 3 candidats socialistes, ou assimilés, à l’élection présidentielle, dénoncent, eux, allègrement les échecs de cette politique.

Echec économique, le chômage n’a pas baissé, bien au contraire, malgré les plans de formation, malgré quelques artifices de présentation. Echec sur le plan de la croissance, échec pour notre balance commerciale, échec sur le plan de la dette qu’il va falloir rembourser avec des taux d’intérêt qui remontent dangereusement pour la France. Echec pour le pouvoir d’achat des ménages qui ne cesse de baisser avec, au surplus, la menace d’une inflation qui remonte allègrement. Echec diplomatique : la voix de la France n’est plus audible. On l’a vu dans la partie de ping-pong que se livrent messieurs Trump et Poutine, on le voit avec notre partenaire allemand, on l’a vu en Syrie. Echec institutionnel. La polémique d’aujourd’hui met gravement en cause l’indépendance du pouvoir législatif, et donc de l’état de droit, qui est mort aussi avec Notre-Dame des Landes. Je n’évoque même plus l’indépendance de la Justice.

Mais le plus gros échec est sans doute celui de l’unité nationale. Je veux parler de nos territoires. La France des territoires est à l’agonie. Les réformes engagées depuis 5 ans n’ont pas été sollicitées par nos compatriotes, la baisse des dotations et la réforme des rythmes scolaires ont ruiné les collectivités locales et augmenté, de fait, la fiscalité. Les nouveaux découpages cantonaux et intercommunaux imposés sans concertation ont contribué à éloigner le citoyen des pouvoirs de décision.

Monsieur le Premier ministre, l’agriculture française n’a jamais subi une crise aussi grave qu’en 2016, aucune solution d’avenir ne lui a été proposée. La couverture internet à nouveau promise hier à l’horizon 2022 a été la grande carence de cette mandature, et personne ne croit à cette nouvelle échéance. Monsieur le Premier ministre, il manque à la France une vraie volonté, une vraie politique d’aménagement des territoires ruraux. Alors que vous allez atteindre bientôt le 3e âge de la civilisation, c’est-à-dire après l’âge de pierre, l’âge du bronze, l’âge de la retraite, avez-vous, à cette échéance, un regret et, pourquoi pas, une idée dont les candidats quels qu’ils soient, pourraient s’inspirer pour sauver enfin la ruralité ?

mardi 7 février 2017

Après la pédagogie, le temps de l’action

François Fillon s‘est enfin expliqué, hier, sur les accusations d’emploi fictif qui lui sont reprochés ainsi qu’à son épouse Pénélope. Il a présenté ses excuses aux Français et fait preuve d’une grande pédagogie et d’une totale transparence sur son patrimoine.

J’aurais préféré qu’il le fasse plus tôt, sa campagne ayant été trop longtemps mise en stand-by après ces révélations dont il a démontré le caractère exagéré.

Aujourd’hui, il est temps de parler du fond, de démarrer réellement la campagne présidentielle et d’expliquer aux Français combien il est important de choisir le seul programme qui permettra le redressement dont le pays a besoin.

Les erreurs accumulées depuis 5 ans par François Hollande et ses ministres sur tous les domaines, de l’Education à la Sécurité, et, bien sur, sur l’emploi et la perte de pouvoir d’achat, ne peuvent être corrigées que par un programme réaliste et courageux, porté par notre candidat.

La campagne présidentielle commence aujourd’hui et nous ne pouvons que nous en réjouir.

mercredi 1 février 2017

L’échec de la croissance

Le quinquennat de François Hollande se termine par des résultats excessivement décevants. Après les mauvais chiffres du chômage de la semaine dernière, ce sont aujourd’hui les indicateurs de la croissance qui sont catastrophiques.

Le ministre des Finances maintenait encore, il y a quelques jours, que les chiffres étaient optimistes avec une « croissance prévisible » de 1,4%, alors qu’elle n’atteint seulement, en réalité, que 1,1 % sur l'année 2016. On peut toujours essayer de triturer les chiffre du chômage (emplois aidés . .), on ne peut triturer ceux de la croissance alors que les conditions étaient réunies pour la faire repartir (prix du pétrole au plus bas, taux d’intérêt très bas . . .)

Dans beaucoup de pays en Europe, la croissance est meilleure. La France est à la traine.

Ces éléments démontrent si besoin était à quel point le projet de François Hollande était irréalisable, dès 2012, alors qu’il nous annonçait, sans rire, des prévisions de croissance beaucoup trop optimistes pour le quinquennat à venir. Grâce à sa politique, on allait voir ce qu’on allait voir ! une progression du PIB de 0,5 % en 2012, 1,7 % en 2013, 2 % en 2014 puis entre 2 % et 2,5 % les trois dernières années de son mandat. Résultat, le chiffre véritable n’est même pas de la moitié.

Si l’on ajoute à tout cela le matraquage fiscal -deuxième erreur fondamentale du quinquennat puisque les hausses d'impôts ont plombé la confiance et le pouvoir d'achat des Français, provoqué l'attentisme des entreprises sur l'emploi et l'investissement, tout ceci pesant sur la croissance- on saisit à quel point il est temps de changer de politique.

mercredi 25 janvier 2017

chômage : une amélioration en trompe l'oeil

Nous aurions souhaité nous réjouir, avec la ministre du travail, des 111.300 inscrits en moins à Pôle emploi l'an passé.

Malheureusement, ils ne compensent pas l'envolée du début du quinquennat. On aurait bien aimé qu’il y ait une inversion. Car la situation est catastrophique pour de nombreux jeunes, d’innombrables chômeurs de longue durée ou de chômeurs de plus de 50 ans. Pour toutes ces catégories, la situation est dramatique et empêche tout triomphalisme, contrairement à ce fait le Gouvernement.

Car les chiffres, lorsqu’on les examine sereinement et objectivement, montrent que tous les indicateurs sont au rouge. Les plans sociaux ou les annonces de fermeture se multiplient (Naf Naf, André, Whirlpool . . .,) car la situation économique n’est pas saine dans le pays. Les entreprises ne peuvent plus investir, croulent sous les charges d’un gouvernement qui les asphyxie. Cela provoque du chômage, notamment chez les plus de 50 ans qui n’ont jamais été aussi nombreux inscrits à Pôle emploi.

D’ailleurs, la ministre du Travail fait l’impasse sur beaucoup des chiffres de l’emploi depuis 2012, ne retenant que ceux qui l’arrangent. Si la courbe du chômage s'est inversée en 2016, avec les artifices que l’on a décrits, cela s’est fait avec trois ans de retard par rapport à ce qu’annonçait François Hollande. Son bilan depuis 2012 est d’ailleurs calamiteux. Ce sont plus de 600.000 chômeurs supplémentaires que l’on décompte depuis 5 ans.

Autant en 2008 il y avait cette crise économique d’une extraordinaire ampleur, dont le président Sarkozy et son gouvernement avaient réussi à limiter les effets, autant aujourd’hui, c’est simplement l’absence de mesures de Mrs Macron et Hollande qui expliquent que ce quinquennat est une catastrophe sur le front de l’emploi.

Nous ne nous réjouissons pas qu’il n’y ait pas de baisse et nous aurions, bien évidemment préféré un scénario inverse. Mais nos concitoyens ne sont pas dupes, la situation ne change pas.

Ainsi, qu’on le veuille ou non, l’enjeu des élections présidentielle et législatives sera à nouveau l’emploi et le coût de la vie. Il faudra prendre des mesures concrètes et courageuses pour sortir de cette spirale négative.

mercredi 18 janvier 2017

Electricité : la schizophrénie de Mme Royal

Il faut savoir ce que l'on veut !

La ministre de l'environnement, madame Royal, qui critiquait, il y peu de temps, une bonne partie des modes de chauffage, s'en prend aujourd'hui à celui produit par l'électricité, faisant ainsi preuve d'une schizophrénie rare.

La ministre remet en cause des choix stratégiques sur l’électricité alors même qu'elle est beaucoup moins polluante que nombre d'activités énergétiques. Au moment où la maire de Paris, Mme Hidalgo, mise sur le tout électrique, on constate ainsi les dissensions au sein du parti de gouvernement qui montrent, en allant un peu plus loin, l’échec d’une transition énergétique trop rapide, voulue dogmatiquement par madame Royal et les gouvernements de François Hollande sans en mesurer les véritables enjeux.

Souhaite-t-on arrêter le nucléaire qui, jusqu'à preuve du contraire, permet de lutter contre le réchauffement climatique car il produit beaucoup moins de CO2 que le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Aussi, quoi qu'en pense Madame Royal, les énergie renouvelables ne peuvent pas remplacer l'électricité nucléaire et il convient ainsi davantage de chercher à faire avec que de critiquer dogmatiquement et se priver d'une partie de notre richesse et, parallèlement, acheter de l’énergie à prix d’or chez nos voisins. Cette politique de la demi-teinte, où nos forces vives ne sont pas soutenues comme elles le devraient, crée de l'insuffisance : nous sommes obligés d’acheter de l’électricité allemande produite par des usines surpolluantes, ce qui est quand même un comble !

Il aurait mieux fallu trouver une solution médiane.Les choix stratégiques de la transition énergétique ne sont pas les bons

vendredi 13 janvier 2017

Le Boeuf Beaunois

Il y a quelques mois j'avais lancé l’idée (un peu folle) à nos agriculteurs et viticulteurs de créer un bœuf de Beaune.

Certains ont accepté de relever le défi et je tiens à les en remercier.

Jeudi dernier une première ration de gène de raisin a été donnée à un élevage provenant de notre terroir.

Frédéric Mazeau, viticulteur du pays Beaunois avec Dominique et Antoine Guyon, éleveurs de charolais à Rouvres-sous-Meilly, allient leur savoir-faire dans cette aventure gastronomique.

Inspiré du Bœuf de Kobe au Japon, (il est vrai que notre ville est jumelée avec la ville de Koshu), le Bœuf Beaunois répondra à un cahier des charges très stricte, afin de promouvoir la filière locale et d’obtenir une viande d’exception, de grande qualité, à l’image de nos grands crus.

Je ne doute pas un seul instant que notre chère capitale des vins déjà reconnue pour ses grands crus le sera à l’avenir par les grands amateurs de viande.

mercredi 11 janvier 2017

Claude SEGAUT figure du notariat et de la Ville de BEAUNE s'est éteint hier matin.

Chers amis,

C'est une figure du notariat et de la Ville de BEAUNE qui s'est éteinte hier matin.

Claude SEGAUT vient de nous quitter et laisse derrière lui un vide immense pour sa famille, ses nombreux amis, ses confrères et ses collaborateurs.

En succédant à Maître LUSSIGNY en 1989 à tout juste 35 ans, ce jeune professionnel du droit avait fait le choix de renouer avec ses origines bourguignonnes. En effet, son grand-oncle, Maître PARIS était lui-même notaire à BEAUNE, mais il expliquait à l’époque qu’il était également particulièrement attiré par le dynamisme de la ville et son attractivité, dans lesquels il souhaitait prendre toute sa part en conseillant sa clientèle. Il a débuté sa carrière à MONTPELLIER où il avait effectué ses études, au gré des affectations de son père fonctionnaire.

Il était un notaire reconnu, tant de ses confrères que de ses clients, pour ses grandes qualités humaines, d'écoute et de conciliation. Il était d’ailleurs membre du Conseil d’Administration de la caisse de retraite des notaires, ainsi que du Rotary Club depuis 1989.

En décembre 1997, il fut élu au Conseil des Prud’hommes de Beaune et en fût même le Président jusqu’en 2005. Ces fonctions bénévoles, il les avait acceptées pour rendre service.

Il exerçait son métier avec humilité, préférant la diplomatie au conflit, ce qui ne l’empêchait pas de défendre avec fermeté ses points de vue juridiques.

Claude SEGAUT était un homme bon, un éternel optimiste, proche des autres, qui aimait la vie et portait une attention permanente à sa famille. C’était un mari aimant et un père fier de ses trois enfants.

J’adresse à son épouse Anne, à Emmanuel, Virginie et Nicolas ses enfants mes condoléances attristées, les assurant de mon entier soutien en ces douloureux instants.

Alain SUGUENOT Député-Maire de BEAUNE

jeudi 5 janvier 2017

2017, l’année de tous les possibles !

Chers Amis, Merci d’être venus aussi nombreux.

Votre présence témoigne de cette relation privilégiée que nous entretenons depuis longtemps déjà. J’ai l’impression que nous avons tissé ensemble les liens d’une grande famille, aussi ce sont des vœux fraternels que je veux vous adresser ce soir. Je retrouve tous ces visages amicaux, tous ces sourires, j’entends tous ces messages de soutien de chacun d’entre vous, et je me demande si moi aussi, je ne devrais pas me laisser aller à me présenter à l’élection présidentielle (je crains cependant qu’ils ne soient déjà assez nombreux).

Parlons de choses sérieuses, La cérémonie des vœux c’est tout d’abord l’occasion d’exprimer sa reconnaissance, à toutes celles et tous ceux qui m’aident, qui nous aident au quotidien : Les élus qui m’entourent, vous tous les maires ici présents Les adjoints, les délégués et les conseillers municipaux. Les vœux c’est en effet aussi ce grand rendez-vous des élus. Mes remerciements vont aussi à l’équipe, les collaborateurs de l’agglomération et ceux de la ville, Les plus de 700 personnes qui font vivre notre communauté. Je voudrais aussi remercier les associations, tous les bénévoles qui font notre société plus solidaire, les entreprises qui sont le tissu économique et surtout les premiers combattants de l’emploi, ceux qui les créent loin des discours, malgré les contraintes administratives, fiscales ou sociales. Des remerciements et des vœux pour nos agriculteurs, qui crise après crise, ne baissent cependant pas les bras. Je n’oublie pas bien sûr tous ces employés, ces salariés, cette grande chaine humaine que l’on oublie trop souvent et qui fait la force d’un territoire.

Chers amis, l’humain est toujours le plus important. 2017, l’année de tous les possibles ! La seule certitude que je peux avoir avec vous, c’est que 2017 est un nombre premier ; et qu’il n’y a eu que 2 années depuis ce millénaire qui l’ont été 2003 et 2011, et que la suivante n’arrivera qu’en 2027. Si tout est possible, hélas tout est possible. L’année a commencé avec ce nouvel attentat à Istanbul, qui nous a rappelé douloureusement ceux de Paris, de Nice, de Berlin ou d’ailleurs. Nous ne pouvons bien sûr nous habituer à ces tragédies qui font de plus en plus notre quotidien. Les plus pessimistes diront sans doute que ça commence mal, en rappelant que dans la Bible le déluge commença un 17, que Joseph avait 17 ans, lorsqu’il fut vendu par ses frères et conduit en Egypte, Les optimistes rappelleront que le 17, représente la base de la théorie de la Balance, et est considéré comme le canon de l’équilibre des choses. Le 17 rétablit l’harmonie après les luttes de l’existence. Mais ma grand-mère disait que les pessimistes étaient des imbéciles, et que les optimistes étaient des imbéciles heureux.

Pour revenir à notre pays, mes premiers vœux sont donc des vœux de paix. René Char disait « c’est dans les moments difficiles, quand tout semble perdu que l’espérance resurgit » Des vœux de paix aujourd’hui doivent aussi être des vœux de sécurité. Sur l’ensemble des territoires de la République, les citoyens, nos concitoyens doivent être protégés. Le terrorisme ne doit pas faire oublier la délinquance, les deux sont d’ailleurs souvent liés quand on suit le cursus de leurs auteurs. La justice ne doit pas se laisser instrumentaliser par l’idéologie de la justification sociale de la délinquance. L’État régalien doit prendre toute sa place, et donc reprendre toute sa force, cela s’appelle l’autorité et la souveraineté, y compris au-delà de nos frontières. La paix ne se décrète pas, elle est aussi affaire de volonté. La voix de la France est trop souvent inaudible aujourd’hui.

Mes vœux sont aussi des vœux pour nos territoires, notamment pour nos territoires ruraux. La ruralité est au cœur de l’identité française, pourtant elle reste la grande oubliée des politiques publiques qui sont principalement axées sur le développement des métropoles et le soutien aux grandes agglomérations et leurs banlieues. Cette nouvelle fracture française est à l’origine de frustrations, et menace à terme la cohésion nationale. Une nouvelle politique ambitieuse de la ruralité doit avoir pour objet de redéfinir un avenir des territoires, Cette politique serait bien nécessaire aujourd’hui lorsque l’on voit les effets négatifs des réformes récentes, et notamment de la loi Notré. Nos campagnes ne doivent pas participer du folklore français mais doivent être considérées comme un potentiel de développement qu’il faut valoriser et encourager. Au cœur même de ces territoires ruraux, la priorité doit bien sûr être donnée à notre agriculture. Il est temps de lui offrir les moyens de son adaptation, afin qu’elle puisse elle aussi expérimenter à l’échelle locale des politiques créatives. Il est temps d’avoir une approche différenciée en adaptant les règles et les normes au territoire et non pas l’inverse. Préconiser une approche du bas vers le haut, jouer sur les solidarités, desserrer le carcan réglementaire, développer les filières de proximité innovantes.

Des vœux pour nos territoires, c’est aussi des vœux pour l’emploi Il faut savoir là-aussi saisir les opportunités Notre pays a de réelles potentialités, nos entrepreneurs, nos chercheurs se situent souvent à l’avant-garde. Il suffirait simplement que naisse à nouveau la confiance, pour que notre pays devienne une nation de référence en matière d’innovation. Dans ces potentialités, notre ville, notre agglomération et le Sud de la Côte d’Or en sont de formidables exemples. Le numérique gagne du terrain, jamais assez vite, mais la voie est tracée et notre cité du numérique à travers le Fablab’ est en train de devenir une référence, et tout cela grâce à une bande de joyeux bénévoles, qui doit beaucoup à son Président. Nos entreprises, nos négociants, nos PME relèvent les grands défis du 21ème siècle avec de nouveaux process. Je pense à TEB, je pense à nos maisons de vins, à Protéor, à vente.privée, à la Moutarderie Fallot, à Lacanche et à tout ce tissu économique de plus en plus dense, il suffit de voir le développement de la Porte de Beaune, pour comprendre que la vérité est ici. Le Sud Côte d’Or et Beaune ont déjà gagné une première bataille, plus de 8 000 emplois nouveaux, La cité du cinéma après les ateliers de Claude Lelouch est en voie de réalisation, le feu vert vient d’être donné pour la cité des vins, et cerise sur le gâteau nous venons de gagner la bataille de la gouvernance de notre Hôpital. Beaune qui inaugurera sa Rocade Nord, aura son groupement hospitalier territorial et fédèrera ainsi l’ensemble des établissements et du projet de santé du Sud de la Côte d’Or. Oui il existe sur notre territoire une énergie formidable, une volonté d’aller de l’avant qui permet de garder confiance en l’avenir.

Je voudrais aussi vous exprimer ce soir des vœux pour nos valeurs. La peur de l’effort, le recul de la réflexion, le refus de la mémoire, l’effondrement des interdits, la perte des repères, le renoncement de tant de parents ou quelquefois d’enseignants finissent par créer une véritable angoisse chez les plus jeunes d’entre nous. Nous prenons ainsi le risque d’une jeunesse sous-motivée alors que ses ressources sont sans limites. Pour paraphraser Coelho « Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle ». Au-delà du succès ou de l’échec, c’est bien sur des valeurs, des actes et la capacité à se surpasser qu’on juge la qualité d’une femme ou d’un homme. J’appellerai cela d’un mot : le Mérite. On fait tout avec de l’argent excepté des hommes, Redonner une boussole, apprendre que c’est par l’exigence que l’on obtient le meilleur et non par la facilité ; Que c’est par la raison que l’on apprend à réfléchir et non par l’émotion. Plutôt que de regarder la réalité en face on préfère regarder l’opinion dominante, nous sommes dans l’air de l’emballage ou l’enveloppe est plus importante que le contenu. Réhabiliter le sens du devoir est essentiel aujourd’hui. Il est donc primordial de réconcilier les Français avec leur pays, avec son histoire, sa culture, son patrimoine, ses traditions, Arracher le socle, c’est perdre la signification, c’est dessécher les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles et de mémoire. Et le bonheur dans tout ça ! Être Français parait-il réduit de 20 %, la probabilité de se déclarer être heureux. Dans les classements mondiaux qui évaluent le bonheur des peuples, nous sommes 49ème derrière même l’Irak, et l’Afghanistan. Nous ne serions donc pas doués pour le bonheur. Se souhaiter des vœux de bonheur, est donc un exercice difficile.

Serge Gainsbourg murmurait « fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ». Le général De Gaulle disait lui-même « vous êtes complétement stupides, le bonheur n’existe pas »

Je voudrais cependant faire le rêve d’un bonheur possible, Un rêve à emporter, non pas de ces rêves qui la nuit s’évanouissent, qui souffrent d’hypoglycémie, à qui il faut donner un peu de sucre, sucre raffiné ou sucre de bête-rêve. Un de ces rêves dissipés qui a la tête ailleurs, qui s’envole, qui s’évapore …comme ces rêves qui partent en fusée. Les rêves de la nuit, mais trop de nuit nuit, On ne réveille pas des rêves somnambules, les rêves fous, les rêves cassés, ils tordent le cou à d’autres rêves = allez - Rêve Charogne ! Mais heureusement, pour la bonne marche de la société, les rêves, c’est comme le sommet du crâne, avec l’âge, ça s’éclaircit, ça se raréfie… et pour les chevelus du cerveau, les épanchés du bulbe, les têtus du mirage, tout est prévu. Au bord des routes, on nous flanque des radars. On nous envoie des unités d’intervention du RÊVE, Recherche – Évacuation - Ventilation -Éradication. Couvre-feux, état d’urgence, étouffe-braises et lance-flammes Pour les murs, l’oreillette ; pour les portes le Juda ; et pour les serrures, LE PEN. Ne nous laissons pas bouffer nos heures de sommeil, surtout en ce moment. Descendons dans la ruse ! Défendons le droit de rêve, Déposons des préavis de rêve, Rêve général, rêve perlé, rêve sauvage, rêve surprise, rêve du zèle, rêve de plaisanteries, rêves des confiseurs, rêves de comptoir. Créons des comités de rêve, instaurons des piquets de rêve qui bloquent l’entrée des chambres et débranchent les réveils. Rêve illimité jusqu’à nouvel ordre ! L’avenir appartient à ceux qui se rêvent tôt !

Je vous adresse donc le 4 janvier avec un peu de retard comme la SNCF, des vœux très chaleureux de bonheur, Ensemble nous sommes capables de faire de 2017, une année qui compte !

Bonne année à notre Ville, bonne année à notre agglomération,

Bonne année à tous, réunis, nous sommes le soleil de ce territoire !

La traditionnelle Galette des Rois

Comme je le fais chaque année avec l’équipe municipale, je suis allé mardi rendre visite à nos ainés dans les différentes maisons de retraites de BEAUNE afin de partager la galette des Rois.

L'occasion pour moi aussi de souhaiter une bonne année à nos chers résidents et de partager avec eux le verre de l’amitié. Un grand merci aux boulangers Beaunois qui tous les ans, offrent de bon cœur cette galette géante de 25 kilos, une coutume qui perdure depuis plus de 30 ans.

ARRIVEE GALETTE DES ROIS

- page 2 de 63 -