Alain Suguenot, un député proche de vous au service de tous

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mercredi 22 février 2017

On punit alors qu’il faudrait faire confiance

L’examen du dernier texte de la législature qui nous a été proposé par le Groupes socialiste de l'Assemblée nationale est symbolique de l’état d’esprit du parti au pouvoir depuis 2012.

Ce texte, intitulé en effet « Devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre », contraint toute entreprise de plus de 5.000 salariés, exerçant en France, à mettre en oeuvre « un plan de vigilance relatif à son activité et celle de l'ensemble des filiales ou sociétés qu'elle contrôle ».

Ce « plan de vigilance » consistera à « établir les risques et prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l'environnement ». Cela est, bien évidemment, une définition beaucoup trop vaste et pénalisera toute initiative qui pourra se heurter à ces nouvelles restrictions.

Tout se passe comme si les différents gouvernements socialistes qui se sont succédés depuis 5 ans rivalisaient d’ingéniosité pour pénaliser les entreprises et tout ce qui peut ressembler à de l’initiative ou de l’esprit entrepreuneurial. Nous l’avions, malheureusement, très vite constaté dès l’arrivée de François Hollande avec l’annulation de la mesure de Nicolas Sarkozy de défiscaliser les heures supplémentaires qui apportait tellement aux salariés travaillant en « heures sup ».

Avec le texte concerné, les entreprises vont devoir suivre des règles excessivement contraignantes comme l’établissement d’une cartographie des risques, la mise en place d’une procédure d'évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants et des fournisseurs etc etc . . . Et il sera obligatoire de rendre public le plan de vigilance dans un délai d'un an. Rien que ça !

Et ce n’est pas fini : si ce plan n'est pas mis en œuvre dans le délai prévu par la loi, et après mise en demeure, le juge peut condamner la société incriminée à payer une amende civile d'un montant de 10 millions d'euros (30 millions si le non-respect de la loi a entraîné un dommage). On punit alors qu’il faudrait faire confiance.

On marche donc complètement sur la tête puisqu’ on cherche, curieusement, à mettre en difficulté les grands groupes, moteur, entre autres, de l’économie et de la croissance française, alors qu’il faudrait, au contraire, les soutenir et leur faciliter la tâche.

Nous devons être obsédé par toute mesure favorisant l’emploi, préoccupation majeure des Français. Le pouvoir socialiste, par dogme et idéologie, fait exactement l’inverse.

mardi 21 février 2017

Place au débat de fond !

Il est temps de placer le débat et les propositions au cœur de la campagne présidentielle.

Une multitude de sujets va être abordée par les candidats et François Fillon est le seul qui présente des mesures cohérentes. Ainsi en va-t-il de la santé sur laquelle il a clarifié son projet.

Après avoir auditionné une centaine d'acteurs et retravaillé son projet, l'ex-premier ministre est désormais fin prêt pour présenter une feuille de route remaniée. François Fillon réaffirme ainsi le rôle central de la santé dans le pacte républicain et confirme sa volonté de lui garder une place prééminente. Pour autant, face au déficit chronique de la sécurité sociale et sa dette abyssale, il ne recule pas. Le système étant menacé face aux révolutions démographiques et épidémiologiques, il maintient son objectif de réaliser 20 milliards d'euros d’économie dans les dépenses de soins.

Toutefois, François Fillon a procédé à quelques aménagements de forme en proposant désormais la prise en charge à 100 % par la sécurité sociale des lunettes pour les enfants. En contrepartie, les mutuelles devront faire un effort sur la prise en charge de l'optique adulte mais également des dépassements d'honoraires.

Par ailleurs, il prévoit de renforcer l'aide à la complémentaire santé (ACS) pour les retraités modestes plutôt que de leur proposer des contrats à faibles coût et couverture. Il est fondamental, comme le propose François Fillon, de lancer un grand plan prévention, véritable parent pauvre en France avec moins de 6 % des dépenses de santé. Il souhaite notamment généraliser une « consultation prévention » tous les deux ans pour tous les Français, une sorte de checkup complet plus long qu'une consultation classique et mieux rémunéré (autour de 40 euros) pour les médecins traitants.

lundi 20 février 2017

Hommage à Xavier Beulin

C’est avec tristesse que nous avons appris la disparition tragique de Xavier Beulin, Président de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) depuis 2010 et président du Groupe Avril (groupe agro-industiel international).
Il nous a quitté prématurément, hier, emporté par une crise cardiaque à l’âge de 58 ans.
A quelques jours de l’ouverture du salon de l’agriculture, le monde agricole, ainsi que le monde politique sont endeuillés par la mort brutale de cet incontournable de l’agriculture. C’est une immense perte pour la FNSEA et pour le monde agricole français. Fervent défenseur de l’agriculture française, cet homme était respecté du monde politique de par ses convictions, son engagement et ses capacités de dialogue.
Profondément et sincèrement touché par les situations dramatiques de nombreux agriculteurs, il était à l'écoute de tous. Il ne ménageait jamais sa peine. Convaincu de la richesse de l'agriculture française, il appelait à pratiquer l'agriculture autrement tout en préservant sa grande diversité.
J’adresse à sa femme Laurence, à ses enfants ainsi qu’à ses collaborateurs mon entier soutien en ces douloureux instants.

mardi 14 février 2017

Emeutes : l'Exécutif absent

Il y a quelques jours, François Hollande choisissait de poser auprès du jeune homme victime de violences à Aulnay Sous Bois, sans même attendre la fin de l’enquête diligentée par l’IGN, la police des polices, afin de connaître précisément le déroulé des évènements.

Il est par ailleurs choquant que le Ministre de l’Intérieur, Ministre de tutelle des forces de l’ordre, ait été à ce point-là absent de débats si vifs et délicats, mettant une dizaine de jours à réagir sans apporter d’éléments probants.

Le gouvernement navigue complètement à vue, comme presque toujours depuis le début du quinquennat. Le pays est administré sans être dirigé. Le Président de la République ne change pas sa méthode et, en la matière, soutient un jour les casseurs, l’autre les forces de police, au lieu de prendre les décisions courageuses qui auraient pu permettre d’éviter les intolérables débordements tellement prévisibles qui se sont déroulés ces dernières nuits.

A titre personnel, je veux apporter mon soutien aux forces de police dans la tâche si difficile qui est la leur, et suis toujours très surpris qu’on puisse les traiter en héros dès lors qu’il s’agit de nous défendre contre le terrorisme, puis plus bas que terre dans leur lutte quotidienne contre la délinquance des quartiers difficiles.

mercredi 8 février 2017

Le pouvoir socialiste a abandonné les territoires ruraux

Lors de la séance des questions au Gouvernement de cet après-midi, j'ai interrogé Bernard Cazeneuve, Premier Ministre, sur le bilan de cinq années de gouvernements socialistes, et, notamment, sur la (non) politique des territoires ruraux.

Ci-dessous le texte de ma question.

Monsieur le Premier ministre, vous arrivez à la fin de cette mandature.

Le Président de la République a renoncé depuis longtemps. Vous êtes donc le seul à assumer le bilan de ces cinq années. Les 3 candidats socialistes, ou assimilés, à l’élection présidentielle, dénoncent, eux, allègrement les échecs de cette politique.

Echec économique, le chômage n’a pas baissé, bien au contraire, malgré les plans de formation, malgré quelques artifices de présentation. Echec sur le plan de la croissance, échec pour notre balance commerciale, échec sur le plan de la dette qu’il va falloir rembourser avec des taux d’intérêt qui remontent dangereusement pour la France. Echec pour le pouvoir d’achat des ménages qui ne cesse de baisser avec, au surplus, la menace d’une inflation qui remonte allègrement. Echec diplomatique : la voix de la France n’est plus audible. On l’a vu dans la partie de ping-pong que se livrent messieurs Trump et Poutine, on le voit avec notre partenaire allemand, on l’a vu en Syrie. Echec institutionnel. La polémique d’aujourd’hui met gravement en cause l’indépendance du pouvoir législatif, et donc de l’état de droit, qui est mort aussi avec Notre-Dame des Landes. Je n’évoque même plus l’indépendance de la Justice.

Mais le plus gros échec est sans doute celui de l’unité nationale. Je veux parler de nos territoires. La France des territoires est à l’agonie. Les réformes engagées depuis 5 ans n’ont pas été sollicitées par nos compatriotes, la baisse des dotations et la réforme des rythmes scolaires ont ruiné les collectivités locales et augmenté, de fait, la fiscalité. Les nouveaux découpages cantonaux et intercommunaux imposés sans concertation ont contribué à éloigner le citoyen des pouvoirs de décision.

Monsieur le Premier ministre, l’agriculture française n’a jamais subi une crise aussi grave qu’en 2016, aucune solution d’avenir ne lui a été proposée. La couverture internet à nouveau promise hier à l’horizon 2022 a été la grande carence de cette mandature, et personne ne croit à cette nouvelle échéance. Monsieur le Premier ministre, il manque à la France une vraie volonté, une vraie politique d’aménagement des territoires ruraux. Alors que vous allez atteindre bientôt le 3e âge de la civilisation, c’est-à-dire après l’âge de pierre, l’âge du bronze, l’âge de la retraite, avez-vous, à cette échéance, un regret et, pourquoi pas, une idée dont les candidats quels qu’ils soient, pourraient s’inspirer pour sauver enfin la ruralité ?

mardi 7 février 2017

Après la pédagogie, le temps de l’action

François Fillon s‘est enfin expliqué, hier, sur les accusations d’emploi fictif qui lui sont reprochés ainsi qu’à son épouse Pénélope. Il a présenté ses excuses aux Français et fait preuve d’une grande pédagogie et d’une totale transparence sur son patrimoine.

J’aurais préféré qu’il le fasse plus tôt, sa campagne ayant été trop longtemps mise en stand-by après ces révélations dont il a démontré le caractère exagéré.

Aujourd’hui, il est temps de parler du fond, de démarrer réellement la campagne présidentielle et d’expliquer aux Français combien il est important de choisir le seul programme qui permettra le redressement dont le pays a besoin.

Les erreurs accumulées depuis 5 ans par François Hollande et ses ministres sur tous les domaines, de l’Education à la Sécurité, et, bien sur, sur l’emploi et la perte de pouvoir d’achat, ne peuvent être corrigées que par un programme réaliste et courageux, porté par notre candidat.

La campagne présidentielle commence aujourd’hui et nous ne pouvons que nous en réjouir.

mercredi 1 février 2017

L’échec de la croissance

Le quinquennat de François Hollande se termine par des résultats excessivement décevants. Après les mauvais chiffres du chômage de la semaine dernière, ce sont aujourd’hui les indicateurs de la croissance qui sont catastrophiques.

Le ministre des Finances maintenait encore, il y a quelques jours, que les chiffres étaient optimistes avec une « croissance prévisible » de 1,4%, alors qu’elle n’atteint seulement, en réalité, que 1,1 % sur l'année 2016. On peut toujours essayer de triturer les chiffre du chômage (emplois aidés . .), on ne peut triturer ceux de la croissance alors que les conditions étaient réunies pour la faire repartir (prix du pétrole au plus bas, taux d’intérêt très bas . . .)

Dans beaucoup de pays en Europe, la croissance est meilleure. La France est à la traine.

Ces éléments démontrent si besoin était à quel point le projet de François Hollande était irréalisable, dès 2012, alors qu’il nous annonçait, sans rire, des prévisions de croissance beaucoup trop optimistes pour le quinquennat à venir. Grâce à sa politique, on allait voir ce qu’on allait voir ! une progression du PIB de 0,5 % en 2012, 1,7 % en 2013, 2 % en 2014 puis entre 2 % et 2,5 % les trois dernières années de son mandat. Résultat, le chiffre véritable n’est même pas de la moitié.

Si l’on ajoute à tout cela le matraquage fiscal -deuxième erreur fondamentale du quinquennat puisque les hausses d'impôts ont plombé la confiance et le pouvoir d'achat des Français, provoqué l'attentisme des entreprises sur l'emploi et l'investissement, tout ceci pesant sur la croissance- on saisit à quel point il est temps de changer de politique.

mercredi 25 janvier 2017

chômage : une amélioration en trompe l'oeil

Nous aurions souhaité nous réjouir, avec la ministre du travail, des 111.300 inscrits en moins à Pôle emploi l'an passé.

Malheureusement, ils ne compensent pas l'envolée du début du quinquennat. On aurait bien aimé qu’il y ait une inversion. Car la situation est catastrophique pour de nombreux jeunes, d’innombrables chômeurs de longue durée ou de chômeurs de plus de 50 ans. Pour toutes ces catégories, la situation est dramatique et empêche tout triomphalisme, contrairement à ce fait le Gouvernement.

Car les chiffres, lorsqu’on les examine sereinement et objectivement, montrent que tous les indicateurs sont au rouge. Les plans sociaux ou les annonces de fermeture se multiplient (Naf Naf, André, Whirlpool . . .,) car la situation économique n’est pas saine dans le pays. Les entreprises ne peuvent plus investir, croulent sous les charges d’un gouvernement qui les asphyxie. Cela provoque du chômage, notamment chez les plus de 50 ans qui n’ont jamais été aussi nombreux inscrits à Pôle emploi.

D’ailleurs, la ministre du Travail fait l’impasse sur beaucoup des chiffres de l’emploi depuis 2012, ne retenant que ceux qui l’arrangent. Si la courbe du chômage s'est inversée en 2016, avec les artifices que l’on a décrits, cela s’est fait avec trois ans de retard par rapport à ce qu’annonçait François Hollande. Son bilan depuis 2012 est d’ailleurs calamiteux. Ce sont plus de 600.000 chômeurs supplémentaires que l’on décompte depuis 5 ans.

Autant en 2008 il y avait cette crise économique d’une extraordinaire ampleur, dont le président Sarkozy et son gouvernement avaient réussi à limiter les effets, autant aujourd’hui, c’est simplement l’absence de mesures de Mrs Macron et Hollande qui expliquent que ce quinquennat est une catastrophe sur le front de l’emploi.

Nous ne nous réjouissons pas qu’il n’y ait pas de baisse et nous aurions, bien évidemment préféré un scénario inverse. Mais nos concitoyens ne sont pas dupes, la situation ne change pas.

Ainsi, qu’on le veuille ou non, l’enjeu des élections présidentielle et législatives sera à nouveau l’emploi et le coût de la vie. Il faudra prendre des mesures concrètes et courageuses pour sortir de cette spirale négative.

mercredi 18 janvier 2017

Electricité : la schizophrénie de Mme Royal

Il faut savoir ce que l'on veut !

La ministre de l'environnement, madame Royal, qui critiquait, il y peu de temps, une bonne partie des modes de chauffage, s'en prend aujourd'hui à celui produit par l'électricité, faisant ainsi preuve d'une schizophrénie rare.

La ministre remet en cause des choix stratégiques sur l’électricité alors même qu'elle est beaucoup moins polluante que nombre d'activités énergétiques. Au moment où la maire de Paris, Mme Hidalgo, mise sur le tout électrique, on constate ainsi les dissensions au sein du parti de gouvernement qui montrent, en allant un peu plus loin, l’échec d’une transition énergétique trop rapide, voulue dogmatiquement par madame Royal et les gouvernements de François Hollande sans en mesurer les véritables enjeux.

Souhaite-t-on arrêter le nucléaire qui, jusqu'à preuve du contraire, permet de lutter contre le réchauffement climatique car il produit beaucoup moins de CO2 que le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Aussi, quoi qu'en pense Madame Royal, les énergie renouvelables ne peuvent pas remplacer l'électricité nucléaire et il convient ainsi davantage de chercher à faire avec que de critiquer dogmatiquement et se priver d'une partie de notre richesse et, parallèlement, acheter de l’énergie à prix d’or chez nos voisins. Cette politique de la demi-teinte, où nos forces vives ne sont pas soutenues comme elles le devraient, crée de l'insuffisance : nous sommes obligés d’acheter de l’électricité allemande produite par des usines surpolluantes, ce qui est quand même un comble !

Il aurait mieux fallu trouver une solution médiane.Les choix stratégiques de la transition énergétique ne sont pas les bons

vendredi 13 janvier 2017

Le Boeuf Beaunois

Il y a quelques mois j'avais lancé l’idée (un peu folle) à nos agriculteurs et viticulteurs de créer un bœuf de Beaune.

Certains ont accepté de relever le défi et je tiens à les en remercier.

Jeudi dernier une première ration de gène de raisin a été donnée à un élevage provenant de notre terroir.

Frédéric Mazeau, viticulteur du pays Beaunois avec Dominique et Antoine Guyon, éleveurs de charolais à Rouvres-sous-Meilly, allient leur savoir-faire dans cette aventure gastronomique.

Inspiré du Bœuf de Kobe au Japon, (il est vrai que notre ville est jumelée avec la ville de Koshu), le Bœuf Beaunois répondra à un cahier des charges très stricte, afin de promouvoir la filière locale et d’obtenir une viande d’exception, de grande qualité, à l’image de nos grands crus.

Je ne doute pas un seul instant que notre chère capitale des vins déjà reconnue pour ses grands crus le sera à l’avenir par les grands amateurs de viande.

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